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Mohamed Salah Ayari : Le secteur parallèle n’est pas un monstre et il est possible d’y faire face par le changement de la monnaie

todaynovembre 30, 2021 1

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Lors de son passage dans le programme Ecomag, l’expert fiscal Mohamed Salah Ayari, a rappelé aujourd’hui, le 30 novembre 2021, que le ministère des finances a indiqué que 40% des bénéficiaires du régime forfaitaire sont des évadeurs fiscaux, ajoutant que les recettes fiscales de l’année 2021 étaient estimées à 29.8 milliards de dinars, et ont atteint selon la loi de finances complémentaires une valeur de 30.8 milliards de dinars.

Et d’ajouter que si 50% du total de ces recettes sont payés, elles seront de l’ordre de 15 milliards de dinars pour l’année 2021, signalant que la valeur de l’évasion fiscale dépasse de loin le 1.2 milliard de dinars et dépasse les 12 milliards de dinars qui auraient pu financer le budget de l’Etat. Dans la même veine, il a fait savoir que l’évasion fiscale représente près de 10% au moins du PIB.

En effet, il ne faut pas confondre l’évasion fiscale avec l’économie parallèle dans la mesure où l’évasion fiscale concerne les personnes et les entreprises faisant partie du secteur réglementé.

Selon l’invité de l’émission Ecomag, il n’est pas envisageable de mettre fin à l’évasion fiscale du jour au lendemain. Mais, il est toujours possible de réduire ce phénomène dans l’objectif d’alimenter les caisses de l’Etat et d’éviter l’endettement extérieur.

“Le secteur parallèle n’est pas un monstre. On peut y faire face en optant pour le changement de la monnaie”, a-t-il affirmé, ajoutant que les ministres des finances qui se sont succédés depuis la révolution n’ont rien fait pour sauver les finances publiques.

Il s’est interrogé à cet effet sur le retard au niveau de la prise de mesures et décisions urgentes pour financer le budget par les responsables, comme le recours à l’amnistie fiscale conditionnée par la création de projets à forte valeur ajoutée.

Cette solution est, d’après ses dires, provisoire et exceptionnelle pour pouvoir surmonter la crise financière actuelle, affirmant que la réforme fiscale passe par la numérisation.

Et de poursuivre qu’il faut appliquer et mettre en oeuvre les lois, jusque-là, restées lettres mortes, à l’instar de loi relative à la publication des noms des évadeurs fiscaux au JORT. dans la mesure où cette publication pourra réduire considérablement le phénomène de l’évasion fiscale.

Écrit par: Islam Sassi


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