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Abdelkader Boudriga : L’endettement extérieur est une alternative quasi-impossible à défaut d’un accord avec le FMI

today18 août 2021

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Le président du Cercle des financiers tunisiens, Abdelkader Boudriga, s’est exprimé aujourd’hui, le 18 août 2021, sur la crise financière en Tunisie engendrée par le déficit budgétaire de l’Etat tout au long de ces dernières années.

D’après l’invité de l’émission Expresso, ce déficit pourra être comblé soit à travers l’endettement extérieur ou intérieur, soit à travers l’inflation monétaire, sachant que le taux d’inflation enregistré au mois de juillet est passé à 6.4% contre un taux de 5.7% en juin 2021.

Concernant la première voie, il indiqué  que la Tunisie ne peut pas recourir aux bailleurs de fonds étrangers en raison des négociations entamées avec le Fonds monétaire international. Ce qui a poussé, selon ses dires, la Tunisie à s’appuyer sur le marché intérieur pour rembourser ses crédits.

Abdelkader Boudriga a mis l’accent sur le rôle de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) dans le rajustement d’un certain équilibre financier en Tunisie. Il a par ailleurs souligné que la Banque centrale de Tunisie a  procédé à une solution ingénieuse en rachetant  aux banques tunisiennes, des bons de trésor à court terme (c’est à dire de 3 mois). Il reste que ces sommes accordées par la BCT à l’Etat n’ont pas été injectées dans le circuit économique. Elles ont été, en revanche, dédiées au remboursement des crédits en devise. L’intervention de la BCT est, d’après Abdelkader Boudriga, n’aura pas une quelconque influence sur l’inflation, puisqu’il s’agit d’une intervention à court terme, et qui ne consiste pas à une opération de création monétaire au vrai sens du terme.

En effet, une inflation monétaire désigne toute augmentation de la masse monétaire supérieure à la production économique, ce qui conduit à une dépréciation de la valeur de la monnaie et une dégradation du pouvoir d’achat par rapport à une hausse des prix. La BCT a joué un rôle important au fil de ces dernières années, selon l’invité du programme Expresso, en veillant à ce que le taux d’inflation soit maîtrisé.

Dans le même contexte, le président du Cercle des financiers tunisiens a évoqué la nécessité de revoir et réviser la loi relative à la relance économique et l’amnistie de change approuvé par l’ARP, lundi 12 juillet 2021. “Une fois cette loi entrée en vigueur, la BCT perdra sa raison d’être et n’aura aucun rôle à jouer dans le rétablissement des équilibres financiers en Tunisie”, a-t-il affirmé.

La création monétaire est, d’après lui, demeure la meilleure option à défaut d’un accord avec le FMI facilitant le processus de l’endettement extérieur et de la difficulté de recourir à l’endettement intérieur auprès des banques.

Et d’ajouter que la Tunisie doit rembourser en 2022, deux crédits extérieurs, estimant que l’année 2022 sera moins pénible pour la Tunisie que l’année 2021, notant qu’il n’y aura pas de difficultés en termes de réserves en devises estimées à 143 jours d’importation, le 1er juin 2021.

Selon lui, il n’est plus question de parler d’une éventuelle faillite, au moins d’ici avril 2022, l’échéance du prochain crédit.

Écrit par: Islam


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