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Express Radio Le programme encours
today30/05/2025
La chambre criminelle du tribunal de première instance d’Ariana a rendu tard dans la nuit de jeudi son verdict dans l’affaire de la chambre noire au ministère de l’Intérieur.
Elle a condamné huit accusés, dont d’anciens cadres sécuritaires, à huit ans de prison, avec exécution immédiate contre trois d’entre eux en fuite, selon une source judiciaire citée par l’agence TAP (Agence Tunis Afrique Presse).
Le premier assistant du procureur de la République et porte-parole du tribunal, Yassine Ben Marzoug, a déclaré vendredi matin à la TAP que la cour a retenu contre les accusés les chefs d’inculpation suivants : « détournement, soustraction, destruction, modification de pièces à conviction ou d’éléments de procédure pénale, ainsi que de documents, registres ou objets déposés dans des entrepôts publics ou remis à un agent de l’autorité publique par une personne chargée de leur garde. »
Les condamnations concernent les accusés suivants : Atef El Omrani, Boubaker El Abidi, Mohamed El Friji, Kais Bel Saifi, Sami Ouez, et trois fugitifs — Mustapha Khedher, Abdelaziz Daghsseni et Ridha El Barouni — parmi lesquels se trouvent d’anciens responsables sécuritaires, notamment un ex-directeur de l’unité de lutte contre le terrorisme et un ex-directeur des services spécialisés.
L’enquête sur l’affaire de la « chambre noire » au ministère de l’Intérieur a été confiée au premier juge d’instruction du tribunal de première instance d’Ariana, après la découverte d’un grand nombre de documents cachés dans un bureau fermé du ministère.
Le « Comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi » avait auparavant présenté un ensemble de documents pointant le rôle d’un certain Mustapha Khedher, que le comité affirme être lié au mouvement Ennahdha et impliqué dans des activités à caractère renseignement.
Le comité a ajouté qu’une partie de ces documents, découverts en décembre 2013 au domicile de Khedher (condamné à 8 ans de prison), se trouve actuellement dans ce qu’il qualifie de « chambre noire » au ministère de l’Intérieur. Il a réclamé l’ouverture de cette chambre et l’accès aux documents qu’elle contient.
Le comité insiste sur la nécessité pour le ministère de l’Intérieur de révéler ces documents, qui seraient directement liés aux assassinats de Belaïd et Brahmi, et de cesser sa protection supposée du « dispositif spécial » impliqué dans ces assassinats.
Écrit par: Meher Kacem