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La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance rendu à l’encontre de l’ensemble des accusés dans l’affaire dite Instalingo, à l’exception de l’accusée Chadha Hadj Mbarek, dont la peine a été révisée. Sa condamnation corporelle a été réduite de cinq ans à deux ans de prison, avec sursis à l’exécution de la peine, selon une source judiciaire citée par l’Agence TAP.
La même source a précisé qu’il a été décidé de ne pas retenir les poursuites à son encontre concernant le crime visant à changer la forme de l’État, à inciter la population à s’attaquer mutuellement, ainsi qu’à provoquer le chaos, les meurtres et les pillages sur le territoire tunisien. Le jugement de première instance a toutefois été confirmé quant au principe de la culpabilité, avec une modification de la peine ramenée à deux ans de prison pour le crime d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État, après avoir considéré que l’infraction de commission d’un acte monstrueux contre le président de la République est concomitante à celle-ci.
La chambre criminelle de la Cour d’appel avait examiné l’affaire Instalingo vendredi dernier avant de la reporter à l’audience du mardi 13 janvier courant, au cours de laquelle les avocats ont plaidé après l’audition des accusés présents.
L’enquête dans cette affaire a concerné des responsables politiques, des hommes d’affaires, des agents de sécurité, des journalistes et des blogueurs, poursuivis pour des accusations de complot contre la sûreté de l’État, de tentative de changement de la forme de l’État, d’attribution d’actes monstrueux au président de la République, d’incitation de la population à s’affronter avec des armes, de provocation du chaos, de meurtres et de pillages, ainsi que de complot en vue de commettre des atteintes contre la sûreté intérieure de l’État.
La deuxième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis avait, en février 2025, condamné tous les accusés dans ce qui est connu comme l’affaire Instalingo, prononçant à leur encontre des peines de prison allant de cinq à cinquante-quatre ans.
Instalingo est une société spécialisée dans la « production de contenu et la communication numérique », qui exerçait ses activités à Kalaa Kebira, dans le gouvernorat de Sousse.
Écrit par: Meher Kacem