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Express Radio Le programme encours
today29/07/2025
Le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, a affirmé que le principe de la solution à deux États n’est pas une nouveauté, soulignant que la terre historique de Palestine est divisible, et considérant cela comme un « sacrifice de la conscience du peuple palestinien » en faveur de l’établissement de deux États : un État arabe palestinien et un autre juif israélien.
Il a précisé, au micro d’Expresso, ce mardi 29 juillet 2025, que la direction israélienne refuse, depuis environ 47 ans, de reconnaître la création d’un État palestinien, prétendant posséder l’ensemble du territoire palestinien en tant que « patrimoine historique israélien », tout en niant toute autre revendication ou droit.
Il a ajouté qu’il existe une division claire parmi les pays occidentaux à propos de cette question, notant que les États-Unis « mettent leur droit de veto au service d’Israël », une attitude qu’il a qualifiée de « non-solution », appelant la communauté internationale à « imposer les solutions justes » qui permettraient d’instaurer la justice et la stabilité dans la région.
L’ancien ministre a souligné que toute avancée dans la reconnaissance des droits du peuple palestinien, qu’elle soit symbolique ou territoriale, constitue un gain important pour la cause palestinienne et affaiblit les revendications israéliennes persistantes.
Dans le même contexte, Ahmed Ounaies a critiqué le report par la France de sa reconnaissance de l’État palestinien, qualifiant cette attitude de « manœuvre de haut niveau » et dénonçant ce qu’il a décrit comme « l’absence de réaction arabe proportionnelle à la gravité des opérations d’extermination systématique subies par le peuple palestinien ».
Il a également insisté sur le fait que l’essence du conflit réside dans « le contrôle du destin des terres palestiniennes », affirmant que toute intervention internationale doit partir du principe que ces terres ne constituent pas un bien légitime pour une puissance occupante, ce qui devrait être le fondement de toute action juridique ou politique.
Pour conclure, Ounaies a évoqué ce qu’il a appelé « la complicité de certains alliés d’Israël », expliquant qu’ils « prétendent exercer des pressions sur l’entité sioniste », mais que ces efforts sont selon lui « mensongers et trompeurs », sans aucun impact réel sur le terrain ni effet concret pour les Palestiniens.
Il convient de noter que la Conférence sur la solution à deux Etats qui se tient à New-York les 28 et 29 juillet pour la mise en œuvre d’une solution à deux Etats israélien et palestinien, s’est ouverte ce lundi.
Présidée par la France et l’Arabie-Saoudite, et placée sous l’égide des Nations Unies, cette initiative vise à œuvrer au « règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux Etats », a déclaré le ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Noël Barrot, au cours de son discours d’ouverture de cette conférence de haut niveau.
Écrit par: Meher Kacem
Ahmed Ounaies Conférence sur la solution à deux Etats Plaestine