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Express Radio Le programme encours
today26/03/2026
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a évoqué, ce jeudi 26 mars 2026, la possibilité de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour plusieurs marchés émergents d’environ 0,4 point de pourcentage dans son prochain rapport économique attendu en juin, conditionnant cette décision au maintien des prix de l’énergie à leurs niveaux élevés actuels.
Les prévisions publiées le mois dernier tablaient sur une croissance de 3,6 % cette année et de 3,7 % l’an prochain dans près de 40 pays relevant de son champ d’intervention.
La banque a toutefois souligné que l’impact économique dépendra de la durée du conflit au Moyen-Orient et de l’ampleur des dégâts subis par les infrastructures énergétiques.
Elle a ajouté que « les effets négatifs directs sur la croissance du produit intérieur brut, liés au coût de l’énergie, aux prix des engrais et des produits alimentaires de base, ainsi qu’aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, du tourisme et des transferts financiers en provenance des pays du Conseil de coopération du Golfe, seront aggravés par la hausse de l’inflation, l’accentuation des pressions sur les budgets publics et les difficultés d’accès au financement ».
La BERD prévoit que le maintien des prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, combiné à la persistance des perturbations des chaînes d’approvisionnement, pourrait entraîner une hausse de l’inflation mondiale de plus de 1,5 point de pourcentage.
La banque a indiqué que la Tunisie, le Liban, la Jordanie, l’Irak, l’Égypte, l’Ukraine, la Mongolie, le Sénégal, la Moldavie, le Kenya, la Turquie et la Macédoine du Nord figurent parmi les économies les plus touchées dans ses régions d’intervention, compte tenu de divers facteurs, notamment l’énergie, l’alimentation et la capacité financière à atténuer les chocs.
Elle a également précisé que l’Égypte, le Maroc et le Sénégal souffrent d’un déficit important dans le commerce de l’énergie, leurs économies étant fortement dépendantes du pétrole.
En Azerbaïdjan, en Irak, au Kazakhstan, en Mongolie et au Nigeria, les excédents du commerce du pétrole et du gaz représentent entre 11 % et 39 % du PIB, mais la banque a signalé des arrêts ou des réductions de production dans les principaux champs pétroliers irakiens.
La BERD a estimé que pour chaque hausse de 10 dollars du prix du baril, la Russie bénéficie de « revenus exceptionnels » issus des ventes de pétrole, de gaz et d’engrais équivalant à 1,5 point de pourcentage du PIB en 2025.
Enfin, la banque a indiqué que les prix du pétrole pourraient atteindre 180 dollars le baril si la baisse des approvisionnements en provenance des pays du Golfe se poursuit, en raison de la faible réactivité de la demande mondiale face aux chocs soudains de l’offre.
Écrit par: Meher Kacem
BERD Conflit au Moyen-Orient prix du pétrole Tunisie