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Budget 2026 : les priorités économiques et sociales

today03/09/2025

Arrière-plan

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfarani Zenzri, a présidé, hier, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un conseil ministériel consacré à l’examen du projet du budget économique pour l’année 2026.

En ouverture de la séance, la cheffe du gouvernement a souligné l’importance des fonctions du budget économique en tant que document d’orientation visant à traduire la politique économique et sociale de l’État et à définir ses priorités. Elle constitue un cadre global sur les équilibres économiques et sociaux et fixe les plans d’action, programmes et projets nécessaires à la réalisation d’un développement global, équitable et d’une croissance économique équilibrée avec la justice sociale. Le tout en tenant compte des résultats des travaux des conseils locaux, régionaux et des conseils des gouvernorats dans le cadre de la préparation du plan de développement 2026-2030, selon une nouvelle vision fondée sur la construction à la base et la planification ascendante, donnant un rôle central aux conseils élus, en cohérence avec les principes constitutionnels et la vision du président de la République, Kaïs Saïed.

Elle a indiqué que le budget économique 2026 traduit les choix nationaux du processus de construction et de réforme, visant notamment à :

  • Garantir les conditions d’une vie digne et réaliser la justice sociale.
  • Ouvrir de nouvelles perspectives pour toutes les catégories sociales et soutenir l’investissement.
  • Optimiser les capacités productives pour créer davantage de richesses.
  • Consolider la reprise économique et renforcer la résilience face aux crises.
  • Mettre en œuvre les projets proposés par les conseils élus dès 2026.
  • Lancer des réformes et programmes pour améliorer l’efficacité des politiques publiques.
  • Accélérer l’exécution des projets publics et privés.

Le conseil a examiné les perspectives économiques mondiales et le contexte national dans les domaines économique, social, technologique et environnemental, ainsi que les hypothèses liées aux politiques économiques et aux prévisions de croissance pour 2026 concernant :

  • L’évolution des secteurs productifs,
  • La croissance du PIB,
  • L’agriculture,
  • Les industries manufacturières et non manufacturières,
  • Les services,
  • L’investissement,
  • Le commerce extérieur,
  • Le secteur du phosphate.

Le conseil a aussi étudié le plan de développement issu des attentes des conseils élus, visant à concilier justice sociale et efficacité économique, dans une approche de durabilité, autour de quatre axes :

  1. Renforcement de l’inclusion sociale et économique (élargissement de la protection sociale, amélioration de la couverture sanitaire, accès aux services essentiels, appui aux moyens de subsistance).
  2. Valorisation du capital humain et des capacités nationales (réforme de l’éducation, digitalisation de l’enseignement, amélioration de la santé, soutien à la recherche et à l’innovation).
  3. Amélioration de la compétitivité et promotion de l’investissement (modernisation de l’administration, simplification des procédures, transition numérique, développement des infrastructures, rôle accru des conseils élus).
  4. Consolidation de la durabilité économique, sociale et environnementale (économie verte et circulaire, énergies renouvelables, gestion des ressources naturelles, lutte contre les effets du changement climatique).

En conclusion, le conseil a recommandé de renforcer les fondements de l’État social, en particulier à travers :

  1. La création d’emplois et la réduction du chômage par un programme de nouveaux recrutements dans la fonction publique en 2026 et la régularisation des contractuels.
  2. La lutte contre la précarité et la sous-traitance.
  3. La promotion d’un travail décent, avec un salaire équitable et une protection sociale.
  4. Le soutien aux catégories vulnérables et aux familles à faibles revenus.
  5. L’amélioration de la qualité des services de santé, d’éducation et de transport.

De même, le conseil a recommandé de stimuler la croissance économique par :

  • Un accroissement de l’investissement public,
  • Le développement des énergies renouvelables,
  • L’intégration de l’économie parallèle,
  • La mise en œuvre de projets de développement équitable selon les priorités fixées par les conseils locaux, régionaux et des gouvernorats.

Écrit par: Meher Kacem



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