play_arrow
Express Radio Le programme encours
today21/01/2026
Aslan Ben Rejeb, président la Conect, a indiqué que le principal obstacle à l’investissement en Tunisie ne réside pas seulement dans les textes législatifs, mais concerne surtout les procédures de terrain et les lourdeurs administratives, qu’il a qualifiées de contraignantes pour les investisseurs.
Il a souligné, au micro d’Expresso, ce mercredi 21 janvier 2026, que la priorité actuelle consiste à mettre en place une plateforme numérique unifiée pour l’investissement, estimant que l’amélioration de l’image de l’investissement et la simplification du parcours peuvent passer par la digitalisation, même avant la mise à jour des lois régissant l’investissement.
Il a également mentionné des difficultés liées au financement et à l’accès aux fonds, ainsi que des problèmes dans les cahiers des charges obsolètes, appelant à leur révision afin de permettre l’accès à toutes les formes d’investissement, petites ou grandes.
Le président de la Conect a précisé que la conjoncture économique actuelle est difficile, mais que les grandes entreprises ont réussi à enregistrer de meilleurs taux de croissance par rapport aux PME, grâce à la diversité de leurs activités, leur facilité d’accès au financement et leur capacité à se positionner sur les marchés internationaux, ce qui les rend plus résilientes face aux crises. En revanche, les petites et moyennes entreprises rencontrent des difficultés dès leur démarrage, notamment sur le plan du financement et de l’accompagnement à l’export.
Ben Rejeb a insisté sur la nécessité d’orienter les incitations et les aides financières vers les PME et les microentreprises, qui représentent environ 90 % du tissu économique et contribuent de manière essentielle à la création d’emplois et à la production de valeur ajoutée.
Dans un autre contexte, il a affirmé que la souveraineté est devenue numérique, reposant sur l’intelligence artificielle, le stockage de données et le choix des alliances numériques, ce qui permettrait à la Tunisie de se positionner sur le plan international dans le cadre des transformations mondiales, tout en maintenant le partenariat avec l’Union européenne comme principal partenaire, et en s’ouvrant simultanément à de nouvelles collaborations.
Ben Rejeb a également souligné que la jeunesse tunisienne constitue une valeur ajoutée mondiale encore sous-estimée, appelant à lui fournir les moyens nécessaires et à établir une vision stratégique horizontale lui permettant de contribuer au développement économique.
Il a conclu en insistant sur la nécessité d’un investissement fondé sur la souveraineté nationale et le transfert de valeur ajoutée à l’intérieur du pays, via une approche stratégique claire, des politiques efficaces et l’accélération de la digitalisation du parcours d’investissement.
Écrit par: Meher Kacem