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Envoi des jeunes vers les zones de conflits : des peines entre 3 et 24 ans de prison

today27/02/2026

Arrière-plan

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a rendu, tard dans la nuit de jeudi à vendredi, ses verdicts à l’encontre des accusés dans l’affaire médiatiquement connue sous le nom de « l’affaire de l’envoi des jeunes vers les zones de conflit » (dite affaire du “Tasfir”). Les peines prononcées vont de 3 à 24 ans de prison, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Selon la même source, l’affaire concerne plusieurs personnalités politiques et sécuritaires de premier plan, parmi lesquelles l’ancien chef du gouvernement et ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh, l’ancien chef de la brigade de protection des avions Abdelkrim Abidi, le porte-parole de l’organisation interdite « Ansar al-Charia » Seifeddine Raïes, ainsi que d’autres accusés.

La cour a condamné Ali Laârayedh à 24 ans de prison (contre 34 ans en première instance), Fathi Baldi à 22 ans (contre 26 ans en première instance), Abdelkrim Abidi à 22 ans (contre 26 ans), Nouredine Gandouz à 28 ans (contre 36 ans), Lotfi Hammami à 24 ans (contre 28 ans), Hichem Saâdi à 24 ans (contre 36 ans), Sami Chaâr à 6 ans (contre 18 ans) et Seifeddine Raïes à 3 ans (contre 24 ans).

La cour a également décidé de placer chacun d’eux sous contrôle administratif pour une durée de cinq ans, à l’exception de Sami Chaâr et Seifeddine Raïes, soumis à un contrôle administratif de deux ans, à compter de l’exécution ou de l’expiration de leur peine.

Détails de l’affaire

Les jugements de première instance dans cette affaire dite du « Tasfir » avaient été rendus en mai 2025, avec des peines allant de 18 à 36 ans de prison, assorties d’un contrôle administratif de cinq ans pour tous les condamnés.

Selon la même source, l’affaire concerne huit accusés en détention préventive, poursuivis pour des chefs d’accusation liés notamment à « la constitution d’une entente terroriste, la mise de compétences au service d’une entente terroriste, l’adhésion volontaire sur le territoire de la République à une entente terroriste, l’utilisation du territoire national pour commettre des crimes terroristes contre un pays étranger et ses ressortissants, l’utilisation du territoire national pour recruter des personnes en vue de commettre des crimes terroristes à l’étranger, l’aide à la sortie légale ou clandestine du territoire tunisien dans le but de commettre des crimes terroristes, l’incitation à voyager à l’étranger pour commettre des crimes terroristes, ainsi que le don et la remise de fonds en connaissance de leur destination pour financer le départ de personnes hors du territoire national à des fins terroristes ».

Il est à noter que les huit accusés détenus sont Ali Laârayedh, vice-président du mouvement Ennahdha et ancien chef du gouvernement et ministre de l’Intérieur, Fathi Baldi, Abdelkrim Abidi, Nouredine Gandouz, Lotfi Hammami, Hichem Saâdi, Sami Chaâr et Seifeddine Raïes.

Écrit par: Meher Kacem



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