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Le département de la protection sociale et du secteur informel de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a estimé, ce vendredi, que la décision de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de ne pas revaloriser les pensions minimales, qui ne dépassent pas 260 dinars par mois pour des milliers de retraités, constitue « une mesure contraignante qui accentue la précarité d’une frange importante de la population et aggrave les inégalités ainsi que la pauvreté ».
Dans un communiqué, le département a indiqué que les bénéficiaires des pensions minimales ne sont pas les seuls à avoir été privés de cette revalorisation. Cette exclusion concerne également d’autres catégories, notamment les affiliés exerçant une activité à l’étranger ainsi que les personnes admises à la retraite à compter du 1er janvier 2026.
Le communiqué souligne également que certaines pensions minimales servies par la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) ont même enregistré une baisse, « sans aucune justification logique, juridique ou explication objective et convaincante ».
Enfin, l’UGTT relève que ces décisions interviennent dans un contexte marqué par la dégradation de la qualité des services publics et le manque de visibilité des politiques menées. Elle évoque notamment la hausse des prix, l’érosion du pouvoir d’achat, les pénuries de médicaments ainsi que le mécontentement croissant des prestataires de soins, tels que les pharmaciens, les biologistes et plusieurs autres professionnels en lien avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), en raison du non-paiement de leurs créances.
Écrit par: Meher Kacem
CNRPS CNSS Pensions minimales UGTT