A la une

Gabès : l’économie nationale et le développement sont une priorité, mais sans compromettre la paix sociale, selon fenira

today20/10/2025

Arrière-plan

Les travaux d’une séance plénière de dialogue sur la situation dans le gouvernorat de Gabès ont débuté ce lundi 20 octobre 2025 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le député et membre de la Commission de l’industrie et du commerce, Mohamed Ali Fenira, a exprimé, au micro d’Expresso, le mécontentement des députés qui ont réclamé la présence de la cheffe du gouvernement à cette séance.

Il a précisé que les débats porteront principalement sur les gaz polluants et le phosphogypse, affirmant que « tous les députés sont solidaires des revendications des habitants du gouvernorat de Gabès ».

Fenira a souligné que le Groupe chimique tunisien ne peut pas continuer à fonctionner de la même manière et qu’une réhabilitation complète est nécessaire. Il a jugé « inacceptable que de tels problèmes environnementaux persistent ».

Il a ajouté que la restructuration du groupe doit garantir la sécurité environnementale, le respect des normes et standards internationaux ainsi que la protection de la santé publique, précisant que les pays voisins exploitent désormais le phosphate de manière plus moderne et respectueuse de l’environnement.

Le député s’est interrogé : « Quels sont les revenus du Groupe chimique par rapport aux dépenses consacrées à la santé et à l’environnement ? », soulignant que les maladies cancéreuses ont un coût élevé pour l’État tunisien.

Il a rappelé que l’économie nationale et le développement sont une priorité, mais sans compromettre la paix sociale, estimant que le déversement du phosphogypse dans le golfe de Gabès depuis 50 ans constitue un échec administratif et professionnel. Il a ajouté que la Tunisie n’a pas tiré profit des expériences comparatives internationales et qu’il est nécessaire d’adopter une approche de valorisation circulaire.

Il a indiqué que la réutilisation du phosphogypse est pratiquée dans le monde entier, sauf en Tunisie où elle ne dépasse pas 5 %, et que le transport hydraulique est une solution essentielle.

Le député a insisté sur la nécessité d’interdire tout rejet de phosphogypse dans la mer et de réhabiliter le Groupe chimique tunisien afin qu’il soit conforme aux normes sanitaires et environnementales internationales dans les plus brefs délais.

Enfin, il a précisé que des propositions à long terme concernent un changement de site du complexe industriel, à envisager dans une deuxième phase, après la réalisation des études nécessaires.

Écrit par: Meher Kacem



Podcasts

Logo Express FM