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Iran : qui succèdera à l’ayatollah Khamenei ?

today02/03/2026

Arrière-plan

L’Iran est officiellement entré dans l’après-l’ayatollah Khamenei, après la confirmation de sa mort. Un conseil provisoire sera chargé d’assurer l’intérim jusqu’à la désignation du prochain guide suprême, ont annoncé les autorités iraniennes.

Ce conseil sera formé de l’actuel président de la République, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, et de l’ayatollah Alireza Arafi, juriste et membre du Conseil des Gardiens de la Constitution.

La Constitution iranienne prévoit la désignation d’un guide suprême par l’Assemblée des experts, un organe composé de 88 hauts dignitaires religieux. Cette assemblée est élue au suffrage universel tous les huit ans, mais tous les candidats doivent au préalable être examinés et approuvés par le Conseil des gardiens de la Constitution iranienne, qui disqualifie systématiquement les candidats jugés insuffisamment loyaux.

L’actuelle Assemblée, élue en 2024, devrait ainsi se réunir et élire un nouveau dirigeant dans les plus brefs délais, selon la constitution.

Cependant, et au vu du contexte actuel, l’Assemblée des experts risque de ne pas pouvoir se réunir pour des raisons sécuritaires, estiment plusieurs médias. Selon le site Iran International, les Gardiens de la révolution seraient enclins à une “nomination rapide du prochain guide suprême” et “font pression pour que sa désignation se fasse en dehors des procédures légales”, sans réunion formelle de l’Assemblée des experts.

Les candidats potentiels

Le New York Times a rapporté que l’ayatollah Khamenei aurait nommé, en juin dernier, trois candidats potentiels à sa propre succession.

Il s’agit du chef du pouvoir judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni-Ejei (actuel membre du conseil provisoire mis en place ce 1er mars), de son chef de cabinet, Ali Asghar Hejazi – dont la mort a été annoncée par Israël dans les frappes menées hier – et de Hassan Khomeini, un religieux modéré issu de la faction politique réformiste et petit-fils de l’ayatollah [Rohallah] Khomeini (fondateur de la République islamique).

Selon le journal américain, qui s’est entretenu avec six hauts responsables iraniens et deux religieux, l’ayatollah Khamenei aurait écarté de la liste son fils, Mojtaba, pressenti à sa succession, affirmant ne pas vouloir “que la fonction de guide suprême soit héréditaire”.

Mais d’après d’autres médias, Mojtaba Khamenei, qui bénéficie du soutien de plusieurs factions, reste un candidat potentiel, tandis que trois autres noms sont également en lice : celui de Sadegh Larijani, ancien chef du pouvoir judiciaire, de Mohsen Araki, un haut dignitaire religieux et de Hassan Rouhani, ancien président de la République (2013-2021).

AGENCES

Écrit par: Meher Kacem



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