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Kaïs Saïed appelle à lutter contre la propagation de la drogue dans le milieu scolaire

today12/02/2026

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Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, mercredi 11 février, au palais de Carthage, Khaled Nouri, ministre de l’Intérieur, Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, et Sofiene Bessadek, secrétaire d’État chargé de la Sécurité nationale.

Au début de cette réunion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de protéger les élèves contre le fléau de la drogue, qui s’est propagé à l’intérieur et aux abords des écoles et des lycées. Il a souligné l’importance d’assurer des patrouilles sécuritaires permanentes, précisant que ce phénomène, qui s’aggrave de jour en jour, vise à désagréger la société. Il a ajouté que l’action ne doit pas se limiter à une approche strictement sécuritaire, mais qu’elle doit reposer sur la mobilisation de tous les efforts, non seulement pour démanteler les réseaux de trafic, mais aussi pour consacrer chaque jour une partie des cours à la sensibilisation aux dangers de ces « poisons » dont l’unique antidote réside dans l’éducation des esprits et une éducation civique préservant l’État, son unité, la société et toutes ses composantes, au sein des familles, des établissements éducatifs et au-delà.

Le président de la République a rappelé l’importance capitale du secteur de l’éducation et de l’enseignement, qu’il considère comme un secteur de souveraineté. Il a souligné qu’il n’est pas fortuit que la Constitution prévoie la création d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, qui sera prochainement mis en place afin d’entamer ses travaux et de corriger les choix erronés adoptés dans ce secteur. Il a indiqué que toute erreur dans ce domaine ne peut être corrigée qu’au bout d’au moins deux décennies. Il a également déploré qu’alors que la Tunisie aurait dû ne compter aucun analphabète, le taux d’abandon scolaire ait augmenté, ajoutant que « l’assassinat de la faculté de pensée libre » a engendré une forme d’analphabétisme déguisé, plus dangereuse encore que celui de ceux qui ne savent ni lire ni écrire.

Écrit par: Meher Kacem



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