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Express Radio Le programme encours
La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé de refuser la demande de libération de l’ancien président de la Cour de cassation Taïeb Rached.
Il a également été décidé de reporter son procès au mois de mai.
Taïeb Rached fait face à des accusations de corruption, de trafic d’influence, de falsification de documents et de faux et usage de faux.
Il convient de rappeler que le tribunal de première instance de Grombalia avait condamné, le 20 décembre 2023, Taïeb Rached, à 27 mois de prison.
Il a été condamné à trois mois de prison pour vol avec violence et deux ans pour être entré dans un lieu appartenant à autrui, sans le consentement de son propriétaire. Cette condamnation fait suite à une plainte déposée par une femme, accusant Taieb Rached d’avoir « menti au sujet d’une propriété qu’elle possédait, en se faisant passer pour l’héritier du domicile en question, afin de s’en emparer ».
Rached Taieb a déjà eu des déboires avec la justice. Le conseil de l’ordre judicaire, relevant du Conseil Supérieur de la Magistrature, avait décidé, le 24 novembre 2020, de lui lever l’immunité judiciaire, dans l’affaire qui l’opposait à l’ancien premier président du tribunal de première instance de Tunis, Bechir Akermi. Le parquet du tribunal de première instance de Tunis avait été chargé d’enquêter sur les « fuites » relatifs aux suspicions de crimes dans les affaires des assassinats des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Une deuxième enquête avait également été ouverte contre Taieb Rached dans une affaire de suspicions de crime en rapport avec des affaires de terrorisme et de malversations financières.
Taieb Rached avait été suspendu de ses fonctions par le Conseil supérieur de la Magistrature en août 2021. Son adhésion au Conseil de l’ordre judiciaire avait également été gelée.
Par ailleurs, la Chambre d’accusation des affaires de corruption financière relevant de la Cour d’appel de Tunis avait décidé, le 25 janvier 2024, de classer les charges retenues contre Taïeb Rached, dans l’affaire de corruption.
Le dossier de l’ancien premier président de la Cour de cassation, Taïeb Rached, relatif à l’affaire de « association de malfaiteurs » a été classé pour manque de preuves.
Écrit par: Meher Kacem