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Express Radio Le programme encours
today01/10/2025
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a reporté l’examen de l’affaire intentée contre Rached Ghannouchi, des figures d’Ennahdha et d’anciens parlementaires à novembre prochain.
Le Front de salut national avait annoncé, dans un communiqué publié hier lundi, que le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, ainsi que nombre de dirigeants du parti, comparaîtront, demain, mardi 30 septembre 2025, devant le tribunal de première instance de Tunis.
Aux côtés de Ghannouchi, comparaissent également Ahmed Mechergui, directeur de son cabinet, et Youssef Ennouri, membre du conseil de la Choura d’Ennahdha, tous deux en détention provisoire.
Sont également convoqués, en état de liberté, plusieurs figures du parti et anciens parlementaires : Belkacem Hassan, Mohamed Goumani, Mohamed Chniba, Abdallah Sghiri et Mouwafek Billah Kaabi.
L’affaire remonte à une conférence-débat organisée le 15 avril 2023 par le Front de salut, marquant le premier anniversaire de sa création.
Lors de cette rencontre, Rached Ghannouchi avait mis en garde contre les dérives autoritaires et le danger de l’exclusion politique, quel qu’en soit le camp : islamiste, de gauche ou autre, soulignant les risques pour la paix civile.
Deux jours plus tard, dans la soirée du 17 avril 2023, correspondant à la 27e nuit du mois de Ramadan, des unités de sécurité ont perquisitionné son domicile, saisi des documents et interpellé plusieurs membres présents.
Ils sont depuis poursuivis pour complot contre la sûreté de l’État, en vertu de l’article 72 du Code pénal tunisien.
Rached Ghannouchi a été condamné à plusieurs peines de prison dans différentes affaires, qui se cumulent à plusieurs dizaines d’années :
Dans son communiqué, le Front de salut a dénoncé « une campagne d’arrestations arbitraires entamée depuis avril 2023, visant non seulement des cadres du mouvement Ennahdha, mais également des opposants politiques, des journalistes, des militants de la société civile et des hommes d’affaires ».
Selon le Front, « cette politique répressive a paralysé la vie politique, réduit la liberté d’expression, freiné l’investissement et installé un climat de peur et de désespoir ».
Il a également appelé à la libération immédiate de Ghannouchi et de ses codétenus, considérant que la poursuite de ces procès inéquitables constitue « une atteinte grave à l’État de droit et une régression démocratique ».
Le Front du salut a exhorté les forces vives du pays à « assumer leurs responsabilités pour s’opposer à ce processus, rétablir la démocratie et restaurer la légitimité constitutionnelle », plaidant pour « un retour aux libertés fondamentales, un dialogue national inclusif et une stratégie de relance économique permettant de lutter contre la pauvreté, le chômage et la crise sociale ».
Écrit par: Meher Kacem