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today30/12/2025
« L’accord de défense mutuelle avec les Emirats arabes unis est annulé », a rapporté l’agence de presse yéménite Saba.
Le chef du Conseil présidentiel yéménite Rashad al-Alimi a décrété, ce mardi, l’état d’urgence au Yémen pendant 90 jours, accompagné d’un blocus aérien, maritime et terrestre de 72 heures, et ce, après que les séparatistes soutenus par Abou Dhabi ont pris récemment de vastes portions du pays.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé, ce mardi, son regret face aux actions menées par les Émirats arabes unis, notamment les pressions exercées sur les forces du Conseil de transition du Sud, dans son premier commentaire à la suite des frappes de la coalition à Al-Moukalla.
Dans un communiqué publié mardi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré :
« Le Royaume d’Arabie saoudite exprime son regret face aux pressions exercées par l’État frère des Émirats arabes unis sur les forces du Conseil de transition du Sud, afin de les pousser à mener des opérations militaires aux frontières méridionales du Royaume, dans les gouvernorats de Hadramout et Al-Mahra. Ces actions constituent une menace pour la sécurité nationale du Royaume, ainsi que pour la sécurité et la stabilité de la République du Yémen et de la région. Le Royaume souligne que les démarches entreprises par l’État frère des Émirats arabes unis sont d’une extrême gravité et ne sont pas conformes aux fondements sur lesquels repose la coalition de soutien à la légitimité au Yémen, ni ne servent ses efforts visant à assurer la sécurité et la stabilité du Yémen. »
Et de poursuivre : « le Royaume affirme dans ce contexte que toute atteinte ou menace à sa sécurité nationale constitue une ligne rouge, et qu’il n’hésitera pas à prendre toutes les mesures et procédures nécessaires pour y faire face et la neutraliser.
Le Royaume réaffirme également son engagement en faveur de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté du Yémen, ainsi que son plein soutien au président du Conseil de direction présidentielle et à son gouvernement. Il renouvelle, à cet égard, son affirmation selon laquelle la question du Sud est une question juste, aux dimensions historiques et sociales, et que la seule voie pour la résoudre passe par la table du dialogue, dans le cadre d’une solution politique globale au Yémen, à laquelle participeront toutes les composantes yéménites, y compris le Conseil de transition du Sud. »
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également insisté, dans son communiqué, « sur l’importance pour l’État frère des Émirats arabes unis de répondre à la demande de la République du Yémen exigeant le retrait de ses forces militaires du territoire yéménite dans un délai de vingt-quatre heures, et la cessation de tout soutien militaire ou financier à quelque partie que ce soit à l’intérieur du Yémen.
Le Royaume espère, dans ce cadre, que la sagesse prévaudra, que les principes de fraternité, de bon voisinage et les relations étroites unissant les États du Conseil de coopération du Golfe seront privilégiés, dans l’intérêt du Yémen frère, et que l’État frère des Émirats arabes unis prendra les mesures attendues pour préserver les relations bilatérales entre les deux pays frères, que le Royaume tient à renforcer, et pour œuvrer conjointement à tout ce qui contribue à la prospérité, au développement et à la stabilité de la région. »
Cette déclaration intervient après que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a mené des frappes visant un soutien militaire étranger aux forces du Conseil de transition du Sud au port d’Al-Moukalla.
Le porte-parole officiel des forces de la coalition, le général de brigade Turki Al-Maliki, a indiqué que durant les journées de samedi et dimanche (27 et 28 décembre 2025), deux navires en provenance du port de Fujairah, aux Émirats arabes unis, sont entrés dans le port d’Al-Moukalla sans avoir obtenu les autorisations officielles de la part du commandement des forces conjointes de la coalition.
Écrit par: Meher Kacem