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today08/12/2025
Le mouvement « Tunisie en Avant », a indiqué que les mouvements de protestation menés par nombre d’associations et de partis politiques, sous couvert de « droits et libertés », ont pour objectif « le retour des bénéficiaires du chaos de la « décennie noire, afin de reproduire la dépendance et l’allégeance à travers des slogans séduisants et un discours adouci ».
Le mouvement considère que « le pouvoir a contribué à créer cette situation en écartant les partis progressistes et les organisations nationales de la gestion des affaires publiques ».
Dans un communiqué publié ce lundi, à la suite de la réunion de son bureau politique tenue dimanche, le mouvement a appelé le pouvoir exécutif à « abandonner son approche politique consistant à donner un caractère social aux slogans du 25 juillet, et à associer à ce processus les partis et les organisations nationales dans une démarche participative fondant un État national fort et juste, ainsi qu’une véritable démocratie ».
Il a ajouté que « l’absence de concertations ne permet pas, quelles que soient les capacités, de faire face aux ingérences étrangères ni de se débarrasser des centres d’influence, de richesse et de pouvoir qui ont perpétré assassinats, pillage, envoi de combattants à l’étranger et contrebande, et qui ont transformé l’État en réseaux liés à des cercles étrangers hostiles au peuple et à la patrie ».
Le mouvement a dénoncé, dans ce contexte, l’intervention de membres du Congrès américain et du Parlement européen dans les affaires intérieures tunisiennes sous le slogan de « restauration de la démocratie et des droits humains », estimant qu’il s’agit là d’une « réponse aux appels de certains réclamant droits et libertés, alors qu’il ne s’agit que d’un alignement sur le courant de la mondialisation dévastatrice et du néolibéralisme sauvage, travaillant à confisquer la volonté des peuples ».
« Tunisie en Avant » a également appelé à « protéger le processus du 25 juillet contre toute dérive », incitant à réfléchir sérieusement à « la construction d’une alliance nationale démocratique chargée de faire face au système du 24 juillet, et à la préparation d’une conférence pour l’unité nationale basée sur la souveraineté nationale et la justice sociale ».
Le mouvement a enfin demandé l’adoption d’une politique de communication capable d’éradiquer la rumeur, l’abrogation du décret 54, la libération des personnes poursuivies en vertu de ce texte, ainsi que l’achèvement de la mise en place des institutions constitutionnelles et le respect de celles-ci.
Écrit par: Meher Kacem
processus du 25 juillet Tunisie en Avant