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Express Radio Le programme encours
today25/03/2026
Le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, a affirmé que le pays a atteint une étape charnière nécessitant le passage à une nouvelle génération de lois adaptées aux exigences du XXIe siècle, en particulier sur le plan législatif, considéré comme un levier essentiel pour stimuler l’investissement et relancer l’économie.
Il a indiqué, au micro d’Expresso, ce mercredi 25 mars 2026, que parmi les principaux dossiers actuellement à l’étude figure le projet de loi sur le change, dont l’examen débutera à travers des auditions impliquant la Banque centrale, le ministère des Finances, ainsi que diverses structures professionnelles et économiques, en plus de la participation des jeunes et des porteurs d’initiatives privées, dans l’objectif d’élaborer une loi moderne en phase avec les transformations économiques.
Il a également évoqué le projet de loi de régularisation des infractions de change, qui devrait être prochainement soumis à la séance plénière, le qualifiant d’étape nécessaire pour régler les dossiers en suspens avant de passer à un nouveau régime de change.
Dans le même contexte, Ketari a souligné l’importance du projet de création d’une banque postale, en tant que mécanisme efficace de lutte contre l’exclusion financière, notamment dans les régions de l’intérieur et rurales insuffisamment desservies par les services bancaires. Il a précisé que la Poste tunisienne dispose d’un large réseau pouvant être exploité pour intégrer de nouvelles catégories dans le circuit économique.
Il a par ailleurs révélé la programmation d’auditions des responsables de la Compagnie des phosphates de Gafsa et du Groupe chimique tunisien, dans le cadre du suivi de la situation du secteur des phosphates, qui constitue une ressource essentielle pour l’économie nationale, surtout au vu de la baisse de ses revenus ces dernières années.
Et d’annoncer l’intention de la commission d’adresser une correspondance au ministère des Finances concernant la situation des entreprises et établissements publics, afin d’évaluer l’efficacité des aides et facilités financières dont ils bénéficient annuellement, estimées entre 500 et 600 millions de dinars. Il a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du rôle de contrôle de la commission, visant à garantir la bonne utilisation des fonds publics et à mesurer leur impact sur la qualité des services fournis aux citoyens, que ce soit dans les secteurs du transport, de la santé ou de l’éducation. Il a insisté sur le fait que l’État ne cherche pas à céder les entreprises publiques à caractère stratégique, mais plutôt à les réformer et à améliorer leur gouvernance, afin d’assurer leur pérennité et leur rôle dans le soutien à la souveraineté nationale.
Il a affirmé que l’objectif principal de l’ensemble de ces réformes est d’améliorer les conditions de vie du citoyen tunisien et de garantir un accès à des services de qualité, appelant à une mobilisation collective pour construire une économie moderne et plus performante dans les années à venir.
Par ailleurs, Ketari a souligné l’importance de l’intégration de la Tunisie dans les blocs économiques africains. Il a indiqué que la Tunisie figure parmi les rares pays du continent à avoir ratifié des accords de libre-échange à la fois avec l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest, ce qui lui confère un avantage concurrentiel important qu’il convient d’exploiter de manière optimale, notamment face à un marché africain comptant des centaines de millions de consommateurs.
Il a également insisté sur la nécessité de rattraper le retard accusé par la Tunisie par rapport à certains pays africains qui ont su tirer profit de ces accords plus rapidement. Il a affirmé que la période actuelle exige une accélération du rythme des réformes et de l’ouverture économique.
Écrit par: Meher Kacem
banque postale CPG loi sur le change