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Express Radio Le programme encours
today06/05/2026
Le taux d’inflation à la consommation des ménages a atteint 5,5 % en avril 2026, contre 5,6 % en avril 2025, selon des indicateurs publiés mardi par l’Institut national de la statistique.
Il convient de rappeler que ce taux était estimé à 4,8 % en janvier 2026, avant de se stabiliser à 5 % en février et en mars 2026.
Dans ce contexte, l’économiste Mouez Soussi a estimé que la Tunisie est entrée dans une trajectoire ascendante de l’inflation, soulignant que le groupe des produits alimentaires et des boissons accapare à lui seul plus du quart du budget des ménages, soit 26,8 %.
Il a expliqué, au micro de Midi Express, ce mercredi 6 mai 2026, que les prix ont augmenté de 2,1 % entre janvier et avril 2026, précisant que l’inflation a absorbé une partie des hausses salariales.
Il a également indiqué que les prix des produits alimentaires ont enregistré, en glissement annuel, une hausse de 8,2 %, tirée principalement par l’augmentation des prix des fruits frais (+19,2 %), de la volaille et de la viande ovine (+16,1 % chacune), des légumes frais (+13,5 %), de la viande bovine (+12 %) et du poisson frais (+11,9 %), estimant que les prix évoluent à un rythme élevé et accéléré.
Selon lui, cette situation s’explique par des difficultés au niveau de la production. Il a appelé à mettre en place des mécanismes efficaces pour maîtriser les prix en améliorant l’offre et en assurant la disponibilité des produits, dans un contexte marqué, selon lui, par le désengagement d’un certain nombre d’agriculteurs.
Soussi a également prévu la poursuite des pressions inflationnistes au cours de la période à venir, insistant sur la nécessité d’en traiter les causes à travers quatre axes principaux.
Il a affirmé que les augmentations salariales doivent constituer un levier pour soutenir la productivité et améliorer le rendement du travail, afin de maintenir l’équilibre face à l’inflation, estimant que le problème est principalement lié aux politiques publiques.
Il a par ailleurs appelé la Banque centrale à adopter une politique monétaire plus réactive et audacieuse, malgré la difficulté du contexte économique.
Écrit par: Meher Kacem