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Najet Hedrish : toutes les embarcations de de la Flottille Sumud ont été arraisonnées, sauf deux

today02/10/2025

Arrière-plan

Najet Hedrish, avocate et membre de l’équipe juridique de soutien à la Flottille maghrébine Sumud vers Gaza, a affirmé que tous les navires de la Flottille ont été interceptés de force par les forces d’occupation israéliennes et remorqués vers le port d’Ashdod, à l’exception de deux navires.

Une mission protégée par le droit international

Invitée dans l’émission “Midi Express”, Hedrish a rappelé que la mission du convoi humanitaire est légale et protégée par le droit international, car il s’agit de navires civils transportant des aides humanitaires à destination d’un territoire soumis à un blocus illégal, condamné par la Cour internationale de justice.

Elle a souligné que toute attaque contre ce convoi constitue une violation grave du droit international et peut être qualifiée de crime de guerre.

Navigation en haute mer conforme à la Convention de 1982

La juriste a précisé que la flottille naviguait dans les eaux internationales, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, qui garantit la liberté de navigation et interdit toute interception de navires civils en haute mer.

28 participants tunisiens parmi les interpellés

Concernant la participation tunisienne, Hedrish a indiqué que 28 citoyens tunisiens faisaient partie du convoi et que la majorité d’entre eux ont été transférés vers le port d’Ashdod, dans le sud des territoires occupés.

Elle a précisé qu’il n’y a pas encore de contact direct avec eux, mais que la coordination juridique se poursuit depuis l’aube avec l’organisation Adalah et des avocats palestiniens.

Trois documents proposés par les autorités israéliennes

Selon Hedrish, les autorités d’occupation pourraient demander aux participants de signer trois types de documents :

  • Document d’expulsion : comportant un engagement à ne jamais revenir en Palestine (à ne pas signer).
  • Document de détention : impliquant une reconnaissance d’entrée dans les eaux israéliennes (à ne pas signer).
  • Document de rapatriement rapide : permettant un retour dans un délai de 72 heures sans passage devant un tribunal (à signer).

Les personnes refusant de signer ces documents peuvent être placées en détention et présentées à un juge pour statuer sur leur maintien en rétention jusqu’à leur expulsion.

Message rassurant aux familles

Najet Hedrish a tenu à rassurer les familles des participants, précisant que tous ont été formés aux procédures pacifiques et juridiques, et qu’ils disposent de toutes les connaissances nécessaires pour faire face aux différents scénarios.

Des poursuites judiciaires en préparation

Elle a conclu en affirmant que l’équipe juridique internationale engagera des poursuites contre Israël, notamment devant la Cour pénale internationale (CPI) et d’autres juridictions internationales compétentes.

« Nous tiendrons l’occupant responsable de ses crimes. Il ne pourra pas échapper à la justice », a-t-elle déclaré.

Écrit par: Meher Kacem



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