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Le député au Conseil national des régions et des districts (CNRD), Marouane Zayen, a indiqué que le système d’enlèvement des véhicules (dit « fourrière ») n’est plus adapté à l’évolution technologique des voitures, notamment avec la généralisation des transmissions automatiques.
Il a expliqué, au micro d’Achara3 Ettounsi, ce lundi 20 avril 2026, que le remorquage des véhicules en stationnement peut provoquer des dommages mécaniques importants, dont le coût de réparation peut atteindre des dizaines de milliers de dinars, ce qui pèse lourdement sur les citoyens, surtout dans un contexte de hausse des prix des voitures et de recours fréquent au crédit pour leur acquisition.
Zayen a également souligné que ces pratiques engendrent souvent des tensions entre les citoyens et les autorités concernées, notamment en raison de la circulation de vidéos montrant des abus ou des dégâts causés aux véhicules lors des opérations d’enlèvement.
Il a annoncé avoir soumis une proposition au ministère de l’Intérieur visant à remplacer le système d’enlèvement par un dispositif de contraventions sous forme de vignettes apposées sur les véhicules en infraction. Ce système inclurait toutes les informations nécessaires (numéro d’immatriculation, date et lieu de l’infraction), avec une documentation photographique via des dispositifs numériques, l’enregistrement dans une base de données centralisée, et la possibilité pour le citoyen de payer l’amende en ligne. Il prévoit également un délai de 24 heures accordé au contrevenant pour régulariser sa situation, avant transmission du dossier aux services du ministère des Finances et l’engagement de poursuites.
Le député a estimé que cette approche permettrait de trouver un équilibre entre la protection des droits des citoyens et l’application de la loi, précisant que l’objectif n’est pas de tolérer les infractions, mais d’adopter des méthodes plus efficaces et moins préjudiciables.
Dans ce cadre, il a proposé la création d’un fonds spécial pour soutenir le stationnement, appelant les municipalités à investir dans les infrastructures, notamment à travers la création de nouveaux parkings et la transformation des dépôts municipaux existants en parkings payants, ce qui permettrait de générer des ressources financières durables et de contribuer à résoudre la crise du stationnement, notamment dans les zones urbaines.
Il a également insisté sur la nécessité de réviser le cahier des charges des sociétés d’enlèvement de véhicules, en abandonnant les missions de remorquage au profit de tâches de constatation des infractions et de distribution des vignettes, avec la mise en place d’un système incitatif basé sur un pourcentage des amendes recouvrées. Selon lui, cette solution garantirait la continuité de l’activité de ces entreprises et la préservation des emplois, sans nuire aux citoyens.
Et de souligner que cette proposition ne constitue pas une simple mesure technique, mais s’inscrit dans une vision globale de réforme visant la digitalisation des services, le renforcement de la transparence et la réduction des conflits entre les citoyens et l’administration.
Écrit par: Meher Kacem
fourrière système d’enlèvement des véhicules