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Express Radio Le programme encours
Le député Abdeljalil Heni a appelé le ministère des Finances et la Banque centrale de Tunisie à publier une circulaire visant à reporter les échéances des crédits au profit des citoyens jusqu’après le mois de mai, dans un contexte marqué par la hausse des prix, la concomitance des dépenses avec l’Aïd al-Adha et la baisse du pouvoir d’achat. Une proposition que Moez Hadidane a qualifié de « positive et intervient à un moment opportun, mais qui demeure conjoncturelle et à impact limité ».
Abdeljalil Heni a expliqué, au micro d’Achara3 Ettounsi, que la période récente a été marquée par une augmentation des prix due à la baisse de disponibilité de plusieurs produits de base, estimant que cette proposition permettrait d’alléger les charges financières des ménages et de les aider à faire face aux dépenses supplémentaires du mois de mai, qui coïncide également avec la fin de l’année scolaire et les coûts qu’elle engendre, notamment les cours particuliers.
Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre cette mesure en urgence, afin de permettre aux citoyens de préserver une partie de leurs revenus pour faire face à la hausse des coûts, tout en maintenant la liberté de choix entre le paiement ou le report des échéances.
Il a également indiqué que le Parlement envisage de saisir le ministère des Finances et la Banque centrale dans ce sens, dans un contexte de dégradation du pouvoir d’achat et de baisse de l’épargne, liée à la faiblesse des revenus des ménages.
Commentant cette proposition, l’analyste financier Moez Hadidane a estimé, au micro de Midi Express, que l’initiative est « positive et intervient à un moment opportun », tout en appelant à éviter les difficultés rencontrées lors de mesures similaires pendant la pandémie de Covid-19, notamment en matière d’application et de compréhension.
Il a précisé que la mise en œuvre de cette mesure pourrait se faire selon deux options :
Cependant, Hadidane a souligné que cette solution demeure conjoncturelle et à impact limité, insistant sur la nécessité d’engager des réformes structurelles pour faire face à la baisse du pouvoir d’achat, plutôt que de se contenter d’expliquer la hausse des prix par des facteurs temporaires.
Écrit par: Meher Kacem