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Express Radio Le programme encours
today27/02/2026
Le capitaine Achref Khlifa a confirmé le lancement de la première session 2026 de recrutement de l’armée à partir du 2 mars prochain, et ce jusqu’au 10 avril. Il a indiqué que les commissions de recrutement seront réparties sur l’ensemble des délégations du pays selon un calendrier précis.
Il a précisé, au micro d’Expresso, ce vendredi 27 février 2026, que cette session concerne les jeunes nés durant le premier trimestre 2006, ainsi que ceux nés entre 2000 et les années suivantes, appelant les concernés à se présenter aux centres de recrutement de Tunis, Sousse, Béja, Gabès et Kasserine afin de régulariser leur situation vis-à-vis de la loi sur le service national.
Il a rappelé que la loi tunisienne impose aux hommes âgés de 20 à 35 ans d’accomplir le service national pour une durée d’un an, tout en précisant qu’une exemption exceptionnelle du service militaire est accordée aux personnes nées avant le 1er janvier 2000. Il a souligné que le principe du recrutement constitue la règle générale, avec des cas d’exemption et de report prévus par la loi, affirmant que l’accomplissement du service national est obligatoire et non facultatif, et que tout manquement expose son auteur à des poursuites judiciaires.
De son côté, le capitaine Mokhtar Zakraoui a indiqué que l’organe chargé de l’opération est la Direction générale du recrutement et de la mobilisation relevant du ministère de la Défense. Il a expliqué que le processus de recrutement comporte trois étapes, dont la première consiste en le recensement des jeunes à l’âge de 18 ans par des commissions spécialisées sur tout le territoire national.
Il a précisé que la loi n°1 de l’année 2004 prévoit que tout jeune ayant atteint l’âge de 20 ans doit se présenter automatiquement pour accomplir le service national, et demeure soumis à cette obligation jusqu’à l’âge de 35 ans. Les jeunes âgés de 18 ans peuvent également adresser une demande au ministre de la Défense pour effectuer leur service à cet âge et bénéficier d’une formation professionnelle au sein des centres de formation relevant du ministère.
Il a ajouté que toute personne accomplissant le service national reste mobilisable dans l’armée de réserve pour une durée de 24 ans, en prévision d’éventuelles situations d’urgence ou de crise nationale.
Le jeune est tenu de régulariser sa situation à partir de l’âge de 20 ans, soit par le recrutement, soit par une demande d’exemption ou de report auprès des bureaux régionaux compétents. En cas d’absence à l’une des quatre sessions annuelles de recrutement (mars, juin, septembre, décembre), le dossier est automatiquement transmis à la justice militaire pour infraction de manquement au devoir national. La peine encourue varie entre un mois et un an d’emprisonnement. Il a également affirmé que le système actuellement appliqué en matière de recrutement est plus strict que l’ancien système du tirage au sort (« rafle »).
Les cas d’exemption prévus par la loi sur le service national sont les suivants :
Il a précisé qu’une demande volontaire pour effectuer le service peut être rejetée pour raisons de santé, donnant lieu à une exemption.
Les reports concernent principalement la poursuite des études, sous réserve de dépôt d’un dossier et de respect de certaines conditions.
Le report peut également être accordé pour la prise en charge temporaire d’une mère divorcée ou veuve, d’un frère mineur de moins de 20 ans ou d’une sœur célibataire. Les étudiants à l’étranger peuvent bénéficier d’un report annuel.
Concernant les Tunisiens résidant à l’étranger :
Le travailleur ou résident à l’étranger âgé de plus de 28 ans peut obtenir une exemption, à condition de présenter un contrat de travail à durée continue et un certificat de résidence valide.
L’étudiant à l’étranger âgé de moins de 28 ans bénéficie d’un report d’un an renouvelable.
Le travailleur à l’étranger âgé de moins de 28 ans avec contrat de travail bénéficie d’un report renouvelable, puis d’une exemption à partir de 28 ans.
Il a également été indiqué que les attachés militaires à l’étranger peuvent recevoir les dossiers.
S’agissant des femmes, le recrutement a concerné celles travaillant dans le secteur de la santé, conformément à l’accord conclu entre les ministères de la Santé et de la Défense.
Il a été rappelé que les affectations individuelles sont suspendues depuis 2015 et qu’il n’est pas prévu de les rétablir.
Concernant les binationaux, trois accords existent avec l’Algérie, la Turquie et la France, permettant la régularisation des situations.
En conclusion, les deux intervenants ont appelé les jeunes concernés – estimés à environ 54 000 par an – à régulariser leur situation légale, soit par le recrutement, soit par une demande d’exemption ou de report, afin d’éviter une comparution devant la justice militaire. Ils ont souligné que la loi sur le service national repose sur le principe d’égalité entre tous les citoyens.
Écrit par: Meher Kacem