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Express Radio Le programme encours
today09/07/2025
Mohamed El Kou, président de la Commission des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts, a affirmé que le Conseil avait organisé plus de 50 sessions de formation portant sur divers aspects liés aux visions de développement du pays.
Il a précisé, au micro d’Expresso, ce mercredi 9 juillet 2025, que le Conseil s’est ouvert à plusieurs ministères en organisant des auditions avec des ministres de différents secteurs, dans le but de renforcer la coordination et d’enrichir la vision nationale de développement. Il a ajouté que le Conseil avait présenté sa propre vision du nouveau plan de développement, réaffirmant son engagement à contribuer concrètement à l’élaboration d’une stratégie globale répondant aux aspirations des régions.
Le président de la commission a souligné que le plan de développement 2026–2030 s’articulait autour de plusieurs axes stratégiques, notamment :
Il a précisé que ces grandes orientations seraient traduites en projets concrets dans le cadre du prochain plan.
El Kou a également indiqué que l’administration avait accompagné les conseils locaux et régionaux dans toutes les phases d’élaboration du plan, ce qui a permis de formuler un projet de plan de développement 2026–2030 au niveau du ministère de l’Économie.
Ce projet sera ensuite présenté au Parlement ainsi qu’au Conseil national des régions et des districts, pour discussion et délibération, avant d’être soumis au vote.
Il a assuré que, malgré les défis législatifs et les contraintes financières, les efforts se poursuivront pour mettre en œuvre le plan sur les cinq prochaines années. Il a également insisté sur le rôle de contrôle du Conseil, qui veillera à l’application effective du plan par les différentes parties concernées.
En ce qui concerne l’usage de la technologie et de l’intelligence artificielle au service du développement, El Kou a affirmé que l’intégration dans cette dynamique deviendra bientôt incontournable, avertissant que ceux qui n’accompagneront pas ce virage numérique risquent d’être marginalisés.
Il a précisé que des techniques d’intelligence artificielle et des algorithmes ont déjà été utilisées lors de l’élaboration du plan, tant pour identifier les grands axes que pour classer les priorités de développement en se basant sur des données précises et des indicateurs objectifs.
Selon lui, l’analyse des données via l’IA a permis de conclure que la numérisation, suivie de l’évolution du cadre législatif, figurent parmi les principaux leviers sur lesquels doit reposer le plan, en raison de leur importance pour accélérer les réformes et atteindre un développement durable.
Dans le même ordre d’idées, il a insisté sur le fait que l’objectif n’est pas de créer une “autorité numérique”, mais bien de construire un État intelligent et numérisé, basé sur la complémentarité entre intelligence humaine et intelligence artificielle.
Il a ainsi appelé à la création d’un code numérique, incluant un nouveau cadre législatif adapté aux exigences de la période actuelle, affirmant que la numérisation est un véritable levier pour stimuler l’investissement et améliorer le climat des affaires.
El Kou a enfin conclu que les mutations internationales rapides imposent à la Tunisie de s’engager sérieusement dans la voie de la numérisation, soulignant l’importance d’un cadre législatif souple et évolutif pour accompagner efficacement ce processus.
Écrit par: Meher Kacem
intelligence artificielle plan de développement