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Selon les dernières données publiées par Statista et issues de la Banque mondiale, le taux de fertilité connaît des disparités marquées entre les différentes régions du globe. Certains pays d’Afrique subsaharienne enregistrent encore plus de quatre enfants par femme, alors que la plupart des pays développés affichent des taux nettement inférieurs à deux.
L’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie de l’Est se distinguent par des niveaux particulièrement bas, souvent proches ou en dessous du seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme). Certains pays, comme la Corée du Sud, tombent même sous la barre symbolique d’un enfant par femme, illustrant une transition démographique avancée et une inquiétude croissante sur le vieillissement de la population.
À l’inverse, l’Afrique reste la région où la natalité demeure la plus élevée. Des pays comme le Niger, le Tchad ou la République démocratique du Congo dépassent encore largement les quatre enfants par femme. Ces chiffres reflètent à la fois des réalités socio-économiques et des systèmes de santé et d’éducation en pleine mutation.
La Tunisie, pour sa part, se situe dans la catégorie des pays affichant un taux compris entre 1,0 et 1,9 enfant par femme. Ce niveau relativement bas rapproche le pays de la tendance observée en Europe et en Amérique du Nord, bien loin de la moyenne africaine. Cette évolution traduit l’effet combiné de plusieurs facteurs : amélioration de l’accès à l’éducation, notamment pour les femmes, diffusion de la planification familiale et urbanisation croissante.
Si cette dynamique témoigne d’une modernisation sociale, elle pose aussi des défis : vieillissement démographique, pression sur le système de retraites et nécessité d’adapter les politiques publiques pour soutenir la jeunesse tout en anticipant le futur déficit démographique.

Selon les résultats officiels du recensement général de la population et de l’habitat pour l’année 2024, annoncés le 17 mai 2025, la population tunisienne tend vers le vieillissement. Le taux des enfants âgés de 0 à 4 ans a connu une forte baisse, s’établissant à 5,86%, alors qu’il était de 11% en 1965.
Écrit par: Meher Kacem