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Express Radio Le programme encours
today20/10/2025
Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a révélé que l’inachèvement de six projets programmés dans le gouvernorat de Gabès, visant à maîtriser les émissions de gaz et améliorer la situation environnementale, d’une valeur totale dépassant les 200 millions de dinars, a été l’une des principales causes de l’aggravation de la crise environnementale dans la région.
Il a annoncé le démarrage immédiat des travaux pour finaliser ces projets, dont les études sont prêtes et les budgets déjà alloués.
Lors d’une séance plénière de dialogue tenue au Parlement, sur la situation dans le gouvernorat de Gabès, le ministre a précisé que, parallèlement à ces interventions urgentes, d’autres projets complémentaires sont en cours de négociation, notamment avec la Banque africaine de développement pour un financement de 180 millions de dinars.
Une deuxième phase suivra, comprenant d’autres volets destinés à améliorer la situation environnementale, élever la qualité des travaux et garantir un environnement sain pour tous.
Concernant les projets actuellement bloqués, le ministre a détaillé :
Le ministre a souligné que la gestion de ces projets nécessite des procédures exceptionnelles et urgentes pour garantir leur exécution et leur mise en service dans les délais. Il a ajouté que les autorités concernées ont entamé des discussions avec la partie chinoise pour achever les travaux, précisant qu’une équipe technique chinoise se rendra dès demain sur le site des unités industrielles du complexe de Gabès.
S’agissant du déversement de phosphogypse en mer, problème qui s’ajoute aux émissions de gaz, le ministre a insisté sur la nécessité d’y mettre fin, d’aménager un site de stockage contrôlé et de promouvoir la valorisation circulaire du phosphogypse, en l’utilisant dans les matériaux de construction, conformément aux études et expériences menées dans d’autres pays.
Les études réalisées – y compris celles effectuées en Tunisie – ont démontré la possibilité d’utiliser cette matière et la faisabilité de la réhabilitation environnementale grâce à cette approche, a-t-il ajouté.
Le ministre a affirmé que le véritable enjeu réside dans la gestion et la réalisation des projets dans leurs délais contractuels, estimant que si ces six projets avaient été terminés, d’autres auraient pu être programmés pour renforcer encore l’amélioration de la situation environnementale et entamer une réhabilitation complète et intégrée des unités industrielles, au bénéfice du développement, de l’agriculture, de l’économie et du pays tout entier.
Écrit par: Meher Kacem