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Gabès : Salah Zouari évoque l’inachèvement de six projets programmés pour maîtriser les émissions de gaz

today20/10/2025

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Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a révélé que l’inachèvement de six projets programmés dans le gouvernorat de Gabès, visant à maîtriser les émissions de gaz et améliorer la situation environnementale, d’une valeur totale dépassant les 200 millions de dinars, a été l’une des principales causes de l’aggravation de la crise environnementale dans la région.

Il a annoncé le démarrage immédiat des travaux pour finaliser ces projets, dont les études sont prêtes et les budgets déjà alloués.

Lors d’une séance plénière de dialogue tenue au Parlement, sur la situation dans le gouvernorat de Gabès, le ministre a précisé que, parallèlement à ces interventions urgentes, d’autres projets complémentaires sont en cours de négociation, notamment avec la Banque africaine de développement pour un financement de 180 millions de dinars.

Une deuxième phase suivra, comprenant d’autres volets destinés à améliorer la situation environnementale, élever la qualité des travaux et garantir un environnement sain pour tous.

Concernant les projets actuellement bloqués, le ministre a détaillé :

  • Premier projet : réduction des émissions de dioxyde d’azote provenant de l’unité de production d’acide nitrique, d’un coût de 6,2 millions de dinars. Le taux d’avancement a atteint 98 %. Les travaux restants concernent la pose d’un isolant d’une valeur de 15 000 dinars. L’achat de cet isolant aura lieu dans les semaines à venir, et le projet sera achevé avant la fin de 2025.
  • Deuxième projet : réduction des émissions de dioxyde de soufre des unités d’acide sulfurique, d’un coût de 8 millions de dinars. Le taux d’avancement atteint 70 %, et le ministre a estimé qu’il pourrait être achevé en trois mois, le temps de raccorder les unités et calibrer le système de lavage avant leur remise en service.
  • Troisième projet : amélioration du lavage des gaz d’ammoniac dans l’unité de production d’engrais DAP, d’un coût de 18,4 millions de dinars. Le projet est achevé à 84 %, mais n’est pas encore entré en exploitation. Son achèvement permettra une mise en service d’ici six mois, avec un impact important sur la réduction des émissions.
  • Quatrième projet : réduction durable des émissions de dioxyde de soufre dans les unités de production d’acide sulfurique (unités 3500 A et 3500 B), pour un montant de 30 millions de dinars. Une entreprise sera désignée et les travaux démarreront au premier trimestre 2026, avec un délai de six mois pour l’entrée en exploitation.
  • Cinquième projet : réduction des gaz à effet de serre provenant de l’unité de production d’acide sulfurique de l’usine d’ammonitrate, d’un coût de 6,2 millions de dinars. La première phase, relative à l’achat et l’installation d’un système de surveillance, a été réalisée, mais la deuxième phase n’a pas encore démarré. Elle sera lancée immédiatement, avec un délai d’exécution de six mois.
  • Sixième projet : utilisation de la technologie d’absorption double et récupération de chaleur dans la deuxième unité de production d’acide sulfurique. Une enveloppe de 31 millions de dinars avait été engagée depuis 2019 pour l’acquisition d’équipements, jamais installés. Le ministère procédera à la désignation d’un entrepreneur et au lancement des travaux pour installer et mettre en service ces équipements avant 2026.

Le ministre a souligné que la gestion de ces projets nécessite des procédures exceptionnelles et urgentes pour garantir leur exécution et leur mise en service dans les délais. Il a ajouté que les autorités concernées ont entamé des discussions avec la partie chinoise pour achever les travaux, précisant qu’une équipe technique chinoise se rendra dès demain sur le site des unités industrielles du complexe de Gabès.

S’agissant du déversement de phosphogypse en mer, problème qui s’ajoute aux émissions de gaz, le ministre a insisté sur la nécessité d’y mettre fin, d’aménager un site de stockage contrôlé et de promouvoir la valorisation circulaire du phosphogypse, en l’utilisant dans les matériaux de construction, conformément aux études et expériences menées dans d’autres pays.

Les études réalisées – y compris celles effectuées en Tunisie – ont démontré la possibilité d’utiliser cette matière et la faisabilité de la réhabilitation environnementale grâce à cette approche, a-t-il ajouté.

Le ministre a affirmé que le véritable enjeu réside dans la gestion et la réalisation des projets dans leurs délais contractuels, estimant que si ces six projets avaient été terminés, d’autres auraient pu être programmés pour renforcer encore l’amélioration de la situation environnementale et entamer une réhabilitation complète et intégrée des unités industrielles, au bénéfice du développement, de l’agriculture, de l’économie et du pays tout entier.

Écrit par: Meher Kacem



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