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Express Radio Le programme encours
today05/11/2025
L’analyste financier Moez Hadidane a estimé que le taux de croissance prévu par le gouvernement pour 2026, fixé à 3,3 %, est ambitieux mais atteignable, à condition que les conditions économiques favorables soient réunies.
Il a expliqué, au micro de Midi Express, ce mercredi 5 novembre 2025, que la réalisation de cet objectif dépend largement de la bonne performance des secteurs de l’agriculture et du tourisme, ainsi que de l’amélioration d’autres secteurs tels que les mines et l’énergie. Il a toutefois souligné que l’économie tunisienne a besoin d’un taux de croissance situé entre 5 % et 6 % pour absorber le chômage et surmonter les difficultés financières auxquelles les entreprises font face.
L’expert a appelé l’État à prendre des décisions “courageuses et douloureuses”, notamment en ce qui concerne la réforme des entreprises publiques, la réduction progressive des subventions afin de les réorienter vers l’investissement, ainsi que la maîtrise de la masse salariale en la liant à la productivité. Selon lui, ces mesures pourraient avoir un impact positif sur l’économie nationale au cours des trois prochaines années.
Pour rappel, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani , avait affirmé plus tôt dans la journée, lors d’une séance plénière conjointe entre l’Assemblée des représentants du peuple et le Conseil national des régions et des districts, que l’État vise une croissance de 3,3 % en 2026 à prix constants, contre 2,6 % prévue pour 2025, ce qui permettrait une hausse du revenu individuel de 7,4 %.
Elle a ajouté que le gouvernement entend faire progresser l’investissement global de 12 % en valeur courante en 2026, pour atteindre environ 16 % du PIB.
S’agissant des hypothèses du projet de balance économique, Hadidane a jugé que le prix du baril de Brent, estimé à 63,3 dollars, reste réaliste, compte tenu de la forte concurrence entre les pays du Golfe et les États-Unis ainsi que du ralentissement de la croissance mondiale, précisant que les pressions économiques internationales tendent à limiter la hausse des prix du pétrole.
Écrit par: Meher Kacem