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Express Radio Le programme encours
today12/12/2025
Le ministre des Technologies de la Communication, Sofiene Hemissi a affirmé que l’objectif est de numériser 80 % des services administratifs à l’horizon 2030. Il s’agit de la démarche la plus efficace pour éradiquer la corruption et améliorer le climat des affaires, a-t-il indiqué lors d’un panel consacré au thème « Une administration pour une économie résiliente », organisé jeudi soir dans le cadre des 39ᵉ Journées de l’Entreprise, dont les travaux démarrent officiellement ce vendredi et se poursuivent jusqu’au samedi 13 décembre 2025.
Hemissi a poursuivi en indiquant que « la révision du Code des marchés publics permettra de s’ouvrir davantage aux start-ups et de renforcer leurs capacités afin qu’elles puissent participer aux appels d’offres liés à ces marchés ». Il a précisé que cette révision s’inscrit dans une vision globale intégrée au plan quinquennal 2026–2030, axé sur l’intelligence artificielle, la numérisation et leur adoption dans la coordination horizontale entre les différentes administrations.
Il a affirmé que la généralisation des services numériques à l’ensemble des 24 ministères sera achevée dans les deux prochaines années, avec la mise en place d’une application mobile unifiée dédiée aux services administratifs. Selon lui, l’objectif est de simplifier les procédures au bénéfice du citoyen et de l’entreprise, notamment en facilitant l’accès aux documents administratifs essentiels tels que la carte d’identité nationale, le passeport, la vignette automobile ou encore la déclaration fiscale, le tout grâce au numéro d’identification unique. Le ministre a souligné que cette transition nécessite la formation de ressources humaines spécialisées.
S’agissant des interrogations autour de la loi sur la sous-traitance, il a précisé que cette dernière protège le travail occasionnel et de courte durée dans les entreprises de services, tout en mettant fin à la précarité professionnelle et aux pratiques abusives de certaines « entreprises écran » qui emploient du personnel en dehors des cadres légaux et avec des salaires inéquitables, parfois différents au sein d’un même groupe économique.
Le directeur général de la Douane tunisienne, Mohamed Hédi Safer, a indiqué que la numérisation des procédures douanières est un processus continu visant à simplifier les démarches et à offrir un interlocuteur unique aux entreprises économiques pour les opérations d’importation et d’exportation. Il a estimé que le mécanisme de « l’opérateur économique national » constitue un outil essentiel pour unifier et rationaliser les procédures, faciliter l’accès des produits tunisiens aux marchés étrangers, réduire les délais et renforcer la compétitivité des entreprises.
Il a expliqué que la mise en œuvre de ce mécanisme s’accompagne d’un système de gestion des risques qui s’appliquera aux entreprises qui ne respectent pas leurs obligations envers la douane et les services administratifs. Il a ajouté que la Douane coopère, dans le cadre de « l’opérateur économique national », avec d’autres structures concernées, telles que les organismes de contrôle sanitaire et technique.
Concernant la capacité des cadres douaniers à s’adapter à la numérisation, le directeur général a assuré que l’ensemble du personnel est engagé dans ce processus et met en œuvre le plan de transformation digitale. Il a souligné que l’ouverture aux start-ups pour proposer des solutions numériques dans le domaine douanier nécessitera une réforme des lois en vigueur.
Le directeur général de la Douane a exprimé l’espoir d’atteindre un taux de 30 % de numérisation des procédures douanières d’ici fin 2026, avec une mise en exploitation progressive des composantes du projet, tout en s’efforçant de réduire les délais d’attente dans les ports.
Écrit par: Meher Kacem
journées de l'entreprise numérisation Sofiene Hemissi