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Express Radio Le programme encours
today25/02/2026
Le Président de la République, Kais Saied, s’est rendu hier, mardi 24 février, dans l’après-midi, à la Société Ellouhoum d’El Ouardia, où il a pris connaissance du déroulement du travail et s’est entretenu avec plusieurs responsables au sujet des dysfonctionnements et dépassements enregistrés dans la gestion, notamment concernant plusieurs dossiers de corruption.
Le Chef de l’État s’est arrêté sur plusieurs étapes historiques, affirmant qu’il suit de près l’ensemble des situations et soulignant que le peuple tunisien fait aujourd’hui face à des défis qui seront surmontés grâce à une volonté ferme et à des mesures à même de rétablir de nombreuses institutions, entreprises et services publics dans leur activité normale, après qu’ils auront retrouvé leur pleine capacité.
Le Président de la République s’est ensuite rendu au marché de Bab El Fellah, dans la capitale, où il a écouté les citoyens. Il a affirmé que l’État poursuivra sa voie sociale jusqu’à la satisfaction des revendications de tous les Tunisiens et Tunisiennes dans tous les domaines, et qu’il n’y aura aucune indulgence envers ceux qui ont accaparé les richesses du pays. Il a ajouté que le peuple tunisien ne sera pas laissé, comme l’imaginent certains opportunistes versatiles, à la merci de quiconque, soulignant que la loi demeure l’arbitre suprême devant lequel tous sont égaux.
Le Président de la République a affirmé, selon une vidéo publiée la page officielle Facebook de la présidence, que tous les crimes et marchés suspects sont documentés, et ce dans le but de céder la Société des Viandes, notamment à travers la modification de son régime juridique dans les années 1990. Il a ajouté que les abus se sont poursuivis après 2010 au détriment du citoyen tunisien, tenant toutes les parties, à toutes les étapes, pour responsables de la situation actuelle de l’entreprise, en particulier l’abattage des femelles bovines et ovines, dont l’objectif aurait été, selon lui, de décimer le cheptel et la production en Tunisie.
Le Président de la République a également évoqué la question du monopole et la domination de certains individus qu’il a qualifiés de hors-la-loi, ainsi que les marchés suspects conclus à différentes étapes, notamment un premier marché en 2011. Il a dénoncé l’absence d’hygiène, la présence de maladies, la prolifération des déchets dans l’abattoir, la détérioration des infrastructures et les méthodes d’abattage qui, selon lui, illustrent la corruption dans chaque recoin de l’établissement. Il a par ailleurs salué le refus de plusieurs responsables de l’entreprise de signer le dernier marché suspect.
Dans ce contexte, il a souligné que le citoyen tunisien a le droit de consommer de la viande à des prix fixés par l’État tunisien, évoquant l’implication de réseaux interconnectés au sein de l’administration et de l’abattoir, les accusant d’avoir porté atteinte à la Tunisie en commercialisant de la viande non abattue légalement et avariée.
Le Président de la République a également passé en revue les tentatives de cession de l’entreprise à des acteurs privés et à des banques depuis 1996. Il a indiqué que l’exécution du programme de cession avait débuté par l’intervention de plusieurs personnes et sociétés, contribuant selon lui à ancrer la corruption sans concrétiser de projets, et à dépenser des fonds au titre d’études qui n’ont jamais été réalisées.
Il a aussi évoqué la révision du statut juridique de l’entreprise, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une simple actualisation, mais d’une nouvelle tentative de cession. Il a mentionné des pressions exercées sur certains responsables afin d’importer de la viande récemment, estimant qu’il s’agit d’un « complot majeur » et d’une corruption plus vaste qu’il n’y paraît, d’autant plus que le problème de l’abattage des femelles bovines et ovines tout au long de l’année n’existait pas auparavant.
Le Chef de l’État a réitéré sa détermination à assainir les institutions et entreprises publiques des abus qui les affectent, affirmant qu’elles ne seront ni vendues ni cédées. Il a souligné que plusieurs entreprises ont déjà repris, ou sont en train de reprendre, leur activité normale, citant notamment la Société tunisienne du sucre et l’Usine sidérurgique.
Dans le même contexte, il a insisté sur le rôle des établissements et offices publics dans la régulation des prix, affirmant qu’un suivi quotidien et continu des prix de la viande et de l’ensemble des produits est assuré.
Le Président de la République a effectué une visite dans les différents espaces de la Société des Viandes, toujours en cours de liquidation, où il a constaté l’état des infrastructures et des équipements, marqués par la dégradation, la négligence et l’accumulation de saletés, avant de se rendre au marché de Bab El Fellah. Sur place, il a échangé avec les commerçants, observé les prix et écouté plusieurs citoyens présents.
Il a enfin réaffirmé que l’État poursuivra sa voie sociale jusqu’à la satisfaction des revendications de tous les Tunisiens et Tunisiennes dans tous les domaines, qu’aucune indulgence ne sera accordée à ceux qui ont accaparé les richesses du pays, et que le peuple tunisien ne sera pas laissé, comme l’imaginent certains opportunistes, à la merci de quiconque, la loi demeurant l’arbitre suprême devant lequel tous sont égaux.
Écrit par: Meher Kacem