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Express Radio Le programme encours
today13/03/2026
La secrétaire générale de l’Association tunisienne pour la promotion de la culture financière, Raghda Belhadj Hammouda, a affirmé que l’adoption de la facturation électronique en Tunisie ne constitue pas une mesure nouvelle, rappelant que son application remonte à 2016, lorsque l’État l’a imposée aux entreprises travaillant avec lui et avec les établissements publics.
Elle a précisé, au micro d’Expresso, ce vendredi 13 mars 2026, que l’usage de la facturation électronique a été élargi en 2019 pour inclure certains secteurs professionnels, notamment les secteurs pharmaceutiques et des carburants. Elle a également indiqué que la loi de finances pour 2026 prévoit la généralisation de ce dispositif à l’ensemble des prestataires de services.
Selon elle, un projet de loi actuellement examiné par l’Assemblée des représentants du peuple propose toutefois de reporter l’application généralisée de la facturation électronique à janvier 2027, afin de laisser le temps nécessaire aux acteurs économiques de s’adapter à ce système et de permettre une mise en œuvre progressive.
Elle a également souligné que plusieurs pays ont opté pour une démarche graduelle dans la mise en place de la facture électronique, citant notamment la France, le Maroc et l’Italie, ce qui confirme l’importance d’une phase transitoire avant sa généralisation complète.
Elle a par ailleurs insisté sur le fait que la facturation électronique constitue un outil essentiel pour renforcer la transparence financière et lutter contre l’évasion fiscale. Toutefois, son application doit se faire progressivement afin d’éviter toute perturbation, tout en veillant à mettre en place les infrastructures logistiques, numériques et technologiques nécessaires, à clarifier certains aspects juridiques et à assurer la formation, notamment au profit des petites entreprises.
Écrit par: Meher Kacem
Association tunisienne pour la promotion de la culture financière Facturation électronique