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Express Radio Le programme encours
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi matin, deux projets de loi portant approbation de deux accords de garantie de prêts conclus entre la Tunisie et la Banque mondiale et destinés à la STEG pour financer l’amélioration de l’efficacité et de la gouvernance du secteur énergétique. Les deux textes, dont l’examen a débuté vendredi 10 juillet 2026 concernent des accords de garantie signés le 3 novembre 2025.
Le premier projet de loi (n° 2026/38) vise à garantir un prêt de 384,8 millions d’euros (soit environ 400 millions de dollars) octroyé à la STEG pour financer le programme d’amélioration de l’efficacité et de la gouvernance du secteur de l’énergie. Il a été adopté avec 72 voix pour, 6 abstentions et 19 voix contre.
Le prêt bénéficie d’une durée de remboursement de 43 ans, dont une période de grâce de 7 ans. Outre le volet financier, le programme prévoit des réformes de gouvernance, incluant la création d’une instance de régulation du secteur de l’énergie, l’adoption des normes comptables internationales (IFRS) pour la STEG et l’amélioration du recouvrement des factures.
Le deuxième projet de loi n° 2026/ 39 porte sur l’approbation d’un second accord de garantie conclu le 3 novembre 2025 entre la République tunisienne et la BIRD, agissant en qualité d’entité chargée de la mise en œuvre du Fonds pour les technologies propres. Il a été adopté par 67 votes pour, 5 abstentions et 25 votes contre.
L’accord concerne, lui aussi, un prêt de de 30 millions de dollars américains accordé à la STEG pour contribuer au financement du même programme d’amélioration de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique. Ce prêt bénéficie d’une durée de remboursement de 30 ans, dont une période de grâce de 8 ans.
En réponse aux interventions des députés, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari a souligné que les deux projets de loi s’inscrivent dans le cadre d’un programme visant à renforcer la sécurité énergétique, à accélérer la transition vers les énergies renouvelables et à améliorer les performances financières et techniques de la STEG.
Il a précisé que la stratégie nationale de l’énergie repose sur la diversification du mix énergétique et la réduction de la dépendance au gaz naturel, en portant la part des énergies renouvelables à 35 % de la production d’électricité d’ici 2030 et à 50 % à l’horizon 2035, avec la fourniture de 5 000 mégawatts d’énergie solaire et éolienne.
Le ministre a également, passé en revue la situation de la STEG, indiquant que l’État supporte une subvention de plus de 3 milliards de dinars par an pour couvrir une partie des coûts de production d’électricité. Parallèlement, la Tunisie importe toujours environ 80 % de ses besoins en gaz naturel et assure environ 10 % de ses besoins en électricité par l’importation, bien que le taux de raccordement au réseau électrique atteigne 99 %.
Il a affirmé que le programme de réforme comprend le rétablissement des équilibres financiers de la société, l’amélioration de son rendement commercial et technique, le recouvrement de ses créances et le développement de sa gouvernance, dans le cadre d’un contrat-programme s’étendant de 2024 à 2028.
Le ministre a, en outre, indiqué que le programme comprend également la réalisation de plusieurs projets structurants, notamment le projet de corridor électrique reliant le nord et le sud du pays pour assurer le transport de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Il prévoit aussi la poursuite de la réhabilitation des réseaux, le lancement de l’installation de 150 000 compteurs intelligents dans une première phase, ainsi que l’amélioration de la qualité des services et la réduction des coupures.
TAP
Écrit par: Meher Kacem