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Grève générale de deux jours du secteur bancaire

today16/10/2025

Arrière-plan

Le Conseil sectoriel des banques et des institutions financières, réuni ce jeudi 16 octobre, 2025 sous la présidence de Tahar Mezi, secrétaire général adjoint chargé du secteur privé, a décidé d’observer une grève générale sectorielle les 30 et 31 octobre 2025.

Cette décision intervient en soutien au droit syndical et au droit à la négociation collective au titre de l’année 2025, et en rejet des décisions unilatérales imposées sans concertation, selon un communiqué relayé par le site Echaâb News, organe médiatique de l’UGTT.

Un mouvement social d’ampleur dans le secteur bancaire

Ahmed Jaziri, secrétaire général de la Fédération générale des banques et des institutions financières, a indiqué que le secteur mène une “bataille sociale majeure”, avec une mobilisation large des travailleurs constatée lors des assemblées générales tenues dans différentes banques et régions.

Selon lui, ce mouvement vise à imposer le respect du droit syndical et à faire face à la domination croissante du capital financier local et étranger.

Il a souligné que, si le secteur financier dans son ensemble reste relativement stable, c’est le secteur bancaire qui connaît les plus fortes tensions sociales.

Refus de tout impact du PLF 2026 sur le secteur

Lors de son intervention au conseil sectoriel, Jaziri a mis en garde contre toute tentative d’influencer le secteur bancaire à travers le projet de loi de finances 2026, affirmant que les employés du secteur restent attachés à leur droit aux augmentations salariales et aux négociations pour 2026.

Il a également rejeté toute atteinte au droit syndical, estimant qu’une telle orientation ne ferait qu’affaiblir les employés au profit du capital financier.

Mise en garde contre les décisions unilatérales

Jaziri a averti que l’unilatéralisme et l’imposition de décisions sans concertation risquent d’avoir des effets économiques et sociaux négatifs.

Il a rappelé que le précédent “loi sur la sous-traitance”, adoptée sans dialogue social, avait produit des résultats inverses, fragilisant les travailleurs et renforçant la position des employeurs.

Le syndicaliste a par ailleurs dénoncé les pressions et licenciements collectifs subis par certains employés du secteur, qualifiant ces pratiques de contraires aux intérêts des travailleurs et aux principes de la politique sociale de l’État.

Écrit par: Meher Kacem



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