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Guerre au Moyen-Orient : les Bourses arabes dans le rouge et les investissements étrangers en recul

today05/03/2026

Arrière-plan

Les tensions géopolitiques liées à la guerre au Moyen-Orient entre l’Iran, les États-Unis et Israël ont eu un impact négatif sur les marchés financiers de la région. C’est ce qu’a affirmé, ce jeudi 5 mars 2026, Rami Ibrahim El-Dokany, secrétaire général de l’Fédération des Bourses arabes.

Intervenant dans l’émission « Expresso », il a indiqué que plusieurs marchés boursiers arabes ont enregistré des baisses notables de leurs principaux indices. La Bourse saoudienne a ainsi perdu environ 2 %, tandis que celles d’Égypte et du Qatar ont reculé respectivement de 2,5 % et 4 %. Les marchés de Dubaï et du Maroc ont également enregistré des replis d’environ 4 %, malgré l’éloignement géographique du Maroc de la zone de conflit.

Selon lui, le volume des transactions a chuté de moitié, parallèlement à un retrait marqué des investissements étrangers sur plusieurs marchés de la région. Il a par ailleurs noté que la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit a contribué à une légère progression de l’action de l’Saudi Aramco en Arabie saoudite.

Le responsable a également souligné que les marchés ont réagi dès les premières frappes, avec une tendance générale à la baisse, bien que l’ampleur des pertes varie d’un pays à l’autre. Il a aussi évoqué les répercussions sur le marché du gaz naturel liquéfié, notamment après la suspension des exportations par le Qatar, ainsi que les perturbations affectant les chaînes d’approvisionnement et le transport logistique.

Rami Ibrahim El-Dokany a averti que la poursuite du conflit pourrait avoir des effets plus larges sur les secteurs bancaire et financier, en raison d’éventuelles mesures économiques internes ou d’évolutions de la politique monétaire internationale. Il a notamment évoqué l’impact potentiel des décisions de la Réserve fédérale des États-Unis, particulièrement dans les pays du Golfe dont les monnaies sont indexées sur le dollar américain.

Il a enfin mis en garde contre la hausse continue des prix du pétrole, estimant qu’elle constitue la principale source d’inquiétude pour les États ayant construit leurs budgets sur un prix du baril compris entre 60 et 70 dollars, ce qui pourrait alimenter une nouvelle vague d’inflation et une augmentation des prix dans les mois à venir.

Écrit par: Meher Kacem



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