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La Fédération de l’enseignement secondaire boycottera toutes les évaluations du deuxième trimestre

today24/11/2025

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La Fédération générale de l’enseignement secondaire a annoncé sa décision de boycotter toutes les formes d’évaluation (examens oraux, travaux pratiques, devoirs surveillés et devoirs de synthèse) à partir du deuxième trimestre, en plus d’organiser un sit-in de protestation devant le ministère de l’Éducation durant les vacances du premier trimestre.

Ce mouvement intervient en application de la décision prise par la commission administrative sectorielle de l’enseignement secondaire, réunie le 16 novembre courant, et vise à réclamer l’ouverture de négociations sérieuses et responsables avec la Fédération concernant les revendications du secteur mentionnées dans la motion professionnelle du congrès des 1er et 2 octobre 2023, ainsi que celles restant en suspens des accords du 9 février 2019 et du 23 mai 2023, selon un communiqué publié dimanche.

La commission a exprimé son attachement à son droit à une augmentation salariale dans le cadre des négociations sociales, ainsi qu’à la mise en œuvre de la hausse de la prime des charges pédagogiques, comme prévu par l’accord de mai 2023, et à l’adoption de l’accord du 8 juillet 2011 comme unique cadre pour la désignation des directeurs et des surveillants généraux. Elle a également insisté pour que la date du 1er juillet soit retenue comme effet rétroactif pour toutes les promotions, tant au niveau matériel qu’administratif.

La commission a par ailleurs signalé la dégradation de la situation sociale des enseignants et l’érosion de leur pouvoir d’achat face à la flambée des prix, ajoutant que « l’autorité cherche à porter atteinte au droit syndical, à contourner les droits et acquis sociaux, et revient sur tous les accords », selon le communiqué.

Elle a également relevé ce qu’elle considère comme une « mainmise » des ministères de l’Éducation et de la Jeunesse et des Sports sur les mouvements de mutation et sur les affaires éducatives en général, ainsi qu’un manque criant de personnel enseignant et d’encadrement, et la détérioration des infrastructures scolaires dont la majorité est aujourd’hui menacée d’effondrement. Elle a aussi dénoncé l’accaparement par l’autorité du dossier de la réforme éducative, devenu selon elle un slogan populiste vide de sens.

Écrit par: Meher Kacem



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