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Avec 396 millions de locuteurs dans le monde, le français devance désormais l’arabe standard et se classe derrière le mandarin, l’anglais et l’espagnol, selon le rapport 2026 de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Selon le rapport 2026 de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le nombre de francophones a enregistré un bond spectaculaire : 396 millions en 2025 contre 321 millions en 2022.
Présenté ce lundi 16 mars à Québec par la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, le rapport La langue française dans le monde souligne un bond spectaculaire du nombre de francophones : 396 millions en 2025 contre 321 millions en 2022. Cette progression s’explique notamment par l’intégration des enfants de 6 à 9 ans scolarisés en français dans les pays où la langue est officielle ou d’enseignement.
L’Afrique apparaît comme le principal moteur de cette croissance : 65 % des francophones vivent aujourd’hui sur le continent. Selon les projections de l’OIF, 590 millions de personnes parleront français en 2050, dont 90 % en Afrique. La République démocratique du Congo concentre à elle seule 112 millions d’habitants, dont la moitié sont francophones. La scolarisation en français reste le principal vecteur de progression dans des pays comme le Niger et le Mali, où l’éducation de qualité demeure un enjeu crucial.
Le français est également la deuxième langue la plus apprise dans le monde après l’anglais, avec 51 millions d’apprenants hors de la sphère francophone. Il est l’une des seules langues, avec l’anglais, à être présente dans presque tous les systèmes scolaires mondiaux. Selon le linguiste Louis-Jean Calvet, le français est la deuxième langue « véhiculaire » au monde, c’est-à-dire largement utilisée au-delà de ses locuteurs natifs.
Sur le plan économique, l’espace francophone génère 16,5 % du PIB mondial et 20 % du commerce international de marchandises, faisant du français la troisième langue des transactions commerciales internationales. Dans les pays du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, la maîtrise du français reste un atout décisif pour l’emploi.
AGENCES
Écrit par: Meher Kacem