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Express Radio Le programme encours
today23/06/2025
Suite aux frappes américaines en réponse à des sites nucléaires iraniens, le parlement iranien a voté une motion visant à fermer symboliquement détroit d’Ormuz, sous condition d’approbation du Conseil Supreme.
Washington a aussitôt réagi : le Secrétaire d’État, Marco Rubio a qualifié cette menace de « suicide économique » pour l’Iran, et a même sollicité l’intervention de la Chine afin d’en dissuader Téhéran.
Le détroit d’Ormuz est l’unique passage maritime entre le golfe Persique et l’océan Indien, assurant environ 20 – 30 % du trafic mondial de pétrole (environ 17 à 21 millions de barils par jour) et 20 – 30 % du gaz naturel liquéfié (GNL)
Il représente aussi une portion cruciale du commerce maritime mondial — conteneurs, biens manufacturés — essentielle à des économies comme la Chine, l’Inde, le Japon.
Selon nombre d’experts, toute fermeture ou blocage du détroit provoquerait une forte hausse des prix du pétrole : le Brent dépasserait 100 dollars le baril, avec des projections allant jusqu’à 150 dollars – 200 dollars dans les scénarios de tension extrême.
Selon une modélisation de Russell Group, toute fermeture du détroit interférerait avec un trafic maritime valorisé à environ 554 milliards dollars par an, majoritairement constitué de pétrole mais également d’autres biens en conteneurs, vrac, etc.
D’autres estimations affirment que si l’énergie représente la moitié de la valeur totale, alors le chiffre d’affaires annuel total de toutes les marchandises pourrait dépasser 1 000 milliards de dollars, soit plus d’un trillion de dollars.
Écrit par: Meher Kacem
détroit d’Ormuz Frappes américaines en Iran