A la une

L’Union tunisienne du taxi individuel réclame une tarification compteur de 1600 millimes

today27/04/2026

Arrière-plan

Mohamed Ali Arfaoui, secrétaire général de l’Union tunisienne du taxi individuel, a affirmé que son organisation a choisi, aux côtés de trois autres syndicats, de ne pas participer à la grève appelée par l’organisation patronale. Il a souligné que cette décision repose sur la conviction que le timing de la grève n’était pas approprié et qu’elle ne reflétait pas les spécificités des revendications du secteur du taxi individuel.

Il a expliqué, au micro d’Achara3 Ettounsi, ce lundi 27 avril 2026, que la grève concernait plusieurs secteurs, notamment le transport collectif et le transport touristique, qui diffèrent, selon lui, du taxi individuel en termes de problématiques et de structure. Il a estimé qu’il n’est pas logique d’unifier les mouvements de protestation sans tenir compte des particularités de chaque secteur.

Il a ajouté que l’Union agit selon une vision indépendante, en veillant à défendre uniquement les intérêts de ses adhérents, afin d’éviter toute confusion pouvant affaiblir l’efficacité des revendications ou perturber le processus de négociation avec les autorités. Il a précisé que l’Union a soumis des propositions officielles aux ministères du Transport et du Commerce, à l’issue de plusieurs réunions, mais que celles-ci sont toujours à l’étude et n’ont pas encore été tranchées.

Arfaoui a révélé que la principale proposition consiste à augmenter la tarification pour atteindre environ 1 600 millimes, estimant que le tarif actuel ne suit plus la forte hausse des coûts, qu’il s’agisse de l’acquisition des véhicules, de leur entretien, de l’assurance ou encore des charges sociales. Il a souligné que les chauffeurs de taxi font face à une équation difficile, avec des coûts en forte hausse et une tarification restée quasi inchangée.

Il a également attiré l’attention sur les prix record des véhicules, ainsi que sur la hausse importante des pièces de rechange et des assurances, ce qui menace la viabilité de l’activité. Il a indiqué que de nombreux professionnels ne sont plus en mesure de renouveler leur flotte ni même de maintenir leur rythme de travail habituel, en raison de la baisse de rentabilité, appelant à trouver un équilibre entre les intérêts des professionnels et les droits des consommateurs.

Et d »appeler les autorités de tutelle à accélérer la prise de décision concernant la révision des tarifs, estimant que la situation actuelle n’est plus viable et que tout retard risque d’aggraver la crise.

Écrit par: Meher Kacem



Podcasts

Logo Express FM