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Mustafa Ferjani : le ministère de la Santé a a répondu à la majorité des demandes des jeunes médecins

today20/11/2025

Arrière-plan

Le ministre de la Santé, Mustafa Ferjani, a affirmé, en réponse aux interventions des députés mercredi soir au sujet du dossier des jeunes médecins, lors de la séance plénière conjointe entre l’Assemblée des représentants du peuple et le Conseil national des régions et des districts consacrée à l’examen du projet de budget du ministère de la Santé pour l’année 2026, que le ministère a répondu à un grand nombre de leurs revendications et qu’il travaille à étudier le reste dans une approche globale tenant compte des capacités des finances publiques et du contexte économique mondial.

Il a précisé que « le ministère a respecté ses engagements et a répondu à la majorité des demandes des jeunes médecins », y compris l’accord de principe concernant l’augmentation des salaires à partir de 2026 dans le cadre de négociations entre le ministère de la Santé, le ministère des Finances et le ministère des Affaires sociales.

Le ministre a souligné que « le ministère traite ce dossier dans une logique de partenariat et non de promesses creuses », affirmant que la position de l’État est claire : refuser tout chantage ou perturbation du service public de santé, tout en s’engageant à améliorer la situation des jeunes médecins et à répondre à leurs revendications légitimes dans la limite des capacités financières du pays.

Dialogue ouvert… la santé publique comme ligne rouge

Ferjani a ajouté que « la porte du ministère reste ouverte au dialogue, loin de toute forme de chantage », insistant sur le fait que la santé des citoyens demeure une ligne rouge non négociable. Il a affirmé que la réforme du système de santé ne pourra se concrétiser qu’à travers la complémentarité entre l’État, les jeunes médecins et l’ensemble du personnel de santé.

Il a exprimé son appréciation pour l’engagement et la détermination des jeunes médecins à améliorer leurs conditions professionnelles et sociales, soulignant qu’ils représentent une force essentielle dans les hôpitaux et contribuent au bon fonctionnement quotidien du système de santé.

Le ministre a déclaré que « le ministère ne les considère pas comme une partie extérieure, mais comme les enfants du système que nous cherchons à réformer », insistant sur le fait que l’État n’a pas renoncé à ses responsabilités à leur égard.

Ferjani a indiqué que l’amélioration de la situation des jeunes médecins ne peut se faire indépendamment d’une réforme globale du système de santé, fondée sur une vision de travail collectif au sein des institutions sanitaires et non sur des approches catégorielles.

Activité complémentaire… vers un travail intégré dans les hôpitaux

Le ministre a également abordé la question de l’activité complémentaire de l’après-midi, qu’il a expliqué être appliquée dans une logique intégrée incluant l’ensemble des personnels de l’hôpital : médecins, infirmiers, techniciens, pharmaciens, administratifs et agents, afin d’assurer une coordination optimale et améliorer la qualité des services offerts aux patients.

Il a précisé que ce système reflète la vision du ministère visant à renforcer le travail collectif au sein des établissements de santé, dans l’objectif d’accroître l’efficacité et de garantir la priorité absolue : l’intérêt du citoyen.

Wajih Dhakar : le ministère a renié le procès-verbal de l’accord précédent

Wajih Dhakar, président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, avait affirmé, au micro de Midi Express, hier mercredi, que la séance de négociation tenue avec le ministère de la Santé, en présence de représentants de la présidence du gouvernement, du ministère des Finances et de l’Ordre des médecins, s’est terminée sans parvenir au moindre accord.

Dhakar a expliqué qu’on les a informés lors de cette séance du reniement du procès-verbal de l’accord précédent, indiquant que le ministère s’est rétracté sur ses engagements concernant l’augmentation spécifique des primes mensuelles des jeunes médecins, et sur leur intégration dans l’augmentation générale prévue par le projet de budget de l’État pour 2026, laquelle ne dépasse pas 100 dinars et est soumise à l’impôt. Il a également souligné que les arriérés liés aux gardes n’ont toujours pas été versés.

Il a insisté sur le fait que ces pratiques menacent la paix sociale, ajoutant : « Nous ne savons plus à qui nous adresser face à l’entêtement du ministère de la Santé ». Il a confirmé que l’Organisation tiendra une assemblée générale à la faculté de médecine afin de décider de la prochaine forme de mobilisation visant à faire aboutir les revendications des jeunes médecins.

Écrit par: Meher Kacem



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