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Express Radio Le programme encours
today28/03/2025
Le député Nejib Akremi, a annoncé que plusieurs députés ont présenté des propositions de lois visant à encourager les investissements nationaux vers les marchés extérieurs, et ce en lien avec la révision de certains articles du Code de l’investissement, face aux difficultés d’exportation.
Et d’ajouter, au micro d’Expresso, ce vendredi 28 mars 2025, que de nombreux produits tunisiens rencontrent des difficultés de promotion, notamment sur le marché européen. Il a ainsi évoqué l’idée du « stockage interne » pour préserver et valoriser les produits nationaux, tout en explorant de nouveaux marchés extérieurs afin de rompre avec les marchés traditionnels.
Il a souligné que l’orientation de l’État tunisien ces dernières années est de chercher de nouveaux marchés, notamment en Asie et dans les pays arabes, ajoutant que le marché européen s’est restreint malgré la place privilégiée de la Tunisie dans certains produits traditionnels. La concurrence y est intense et la réduction des exportations constitue un obstacle au développement des investissements tunisiens, d’où la nécessité d’explorer les marchés asiatiques, un travail en cours avec les ministères des Affaires étrangères et du Tourisme.
Il a ajouté que les produits agricoles tunisiens bénéficient d’une forte demande à l’étranger, avec des revenus en hausse pour les dattes, l’huile d’olive et les agrumes. Cependant, certaines quantités sont parfois renvoyées du marché européen, prétextant qu’elles ne répondent pas aux normes de qualité.
La question du commerce intérieur a également été abordée, notamment le stockage et la capacité à conserver d’importantes quantités de produits pour les réinjecter en période de pénurie. Akremi a souligné que l’offre et la demande restent liées uniquement aux circuits de distribution, alors qu’il est nécessaire de prendre en compte les capacités des agriculteurs et la continuité de la production.
Il a révélé que le taux de destruction annuelle des produits agricoles dans les marchés de gros, notamment celui de Bir El Kassâa, dépasse 25% de la production nationale, ce qui pénalise les agriculteurs. Il a appelé l’État à intervenir pour valoriser les produits, stabiliser les prix, garantir la capacité de production des agriculteurs et préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
Lors d’une session de discussion, le ministre du Commerce a évoqué l’orientation vers les marchés asiatiques et africains pour trouver de nouveaux débouchés.
Akremi s’est interrogé sur la dépendance continue de la Tunisie au marché européen traditionnel aux perspectives exportatrices limitées. Il a insisté sur la nécessité de diversifier les partenariats et d’ouvrir de nouvelles opportunités d’exportation vers d’autres régions du monde.
Il a estimé que la révision du Code des investissements encouragerait les investisseurs et les exportateurs à explorer de nouveaux marchés, à garantir la productivité et à accéder aux marchés mondiaux, soulignant la qualité des produits tunisiens et les compétences des industriels du pays.
Le ministre a également mis l’accent sur l’importance des foires et salons internationaux auxquels la Tunisie participe, contribuant à promouvoir les produits agricoles et biologiques tunisiens, très appréciés dans plusieurs pays.
La question de la numérisation a été abordée comme un moyen de garantir la fluidité des transactions commerciales, la précision des délais et le respect des engagements envers les marchés étrangers. La question du stockage et de la compétitivité de la Tunisie a aussi été soulevée, tout comme le rôle des centres de recherche spécialisés dans le contrôle de la qualité des produits tunisiens afin de garantir leur compétitivité à l’étranger.
Le ministère du Commerce a discuté de la coopération avec d’autres acteurs, en soulignant que le développement du commerce ne peut se faire sans une amélioration des circuits de distribution, en particulier les ports et les aéroports.
Le député a ajouté : « Nous aspirons à ce que la Tunisie devienne une plateforme en Méditerranée, à l’instar de la plateforme éthiopienne qui comprend les plus grands ports de la côte est de l’Afrique. La Tunisie peut développer son commerce extérieur et garantir des revenus importants. »
Akremi a souligné la nécessité d’une diplomatie économique proactive pour promouvoir les produits tunisiens. Il a ajouté : « Des mesures auraient dû être prises en faveur des agriculteurs et des exportateurs, notamment en réduisant la charge fiscale sur les exportations et en les exemptant de certaines taxes excessives afin de faciliter l’accès aux marchés mondiaux et de promouvoir les produits tunisiens. »
Le député a insisté sur l’urgence de corriger la lenteur du traitement de certains codes liés à l’investissement et aux changes, et de les ajuster pour s’adapter aux évolutions mondiales.
Il a souligné la nécessité de revoir les codes relatifs à l’agriculture, notamment le Code de l’eau, afin de libérer et développer le secteur agricole.
Akremi a déclaré que les mécanismes et les lois anciens ne peuvent plus être appliqués, et que des difficultés persistent dans l’exécution de certaines lois, certaines étant devenues un obstacle en raison de la bureaucratie administrative. Une révision s’impose pour garantir une plus grande liberté économique.
Et de conclure qu’on ne peut pas atteindre le développement et la construction souhaités par le président de la République sans une véritable révision de ces lois pour les adapter aux évolutions nationales et internationales.
Écrit par: Meher Kacem