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Express Radio Le programme encours
today09/12/2025
L’événement annuel du projet Savoirs Eco – Parlons éco 2 réunit, au cours d’un événement public d’une demi-journée ce mardi 9 décembre 2025, les structures productrices de savoirs économiques (SPSE) en mettant en valeur certaines réalisations du projet, notamment celles du programme de mentorat de la Ferdi, sous le thème « Qu’attendre de la recherche pour éclairer l’action publique ? ».
Dans ce cadre, le fiscaliste et universitaire Iskander Sellami a indiqué, au micro d’Expresso, que le projet de loi de finances pour l’année 2026 est dépourvu d’exposé des motifs, ce qui a affecté la qualité du débat entre le gouvernement et l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et a même entravé le processus de dialogue institutionnel entre les deux parties.
Sellami a également affirmé que l’absence de données et d’indicateurs liés aux mesures à dimension sociale depuis la publication de la loi de finances 2025 a empêché d’avoir une vision précise de ce domaine et n’a pas permis de présenter des justifications claires quant au volume des ressources financières allouées au sein du budget.
Il a expliqué que l’absence d’informations de la part du gouvernement et le manque de dialogue suffisant sur l’importance de ces informations ont poussé l’Association tunisienne de la gouvernance fiscale (ATGF) à orienter et enrichir le débat, afin de permettre l’ouverture d’un dialogue constructif qui aide les décideurs à renforcer leurs politiques publiques sur la base des recommandations et données publiées par l’association.
Sellami a souligné que la fiscalité joue un rôle économique central, puisqu’elle fournit au gouvernement de nombreux mécanismes permettant la mise en œuvre de sa politique économique. Toutefois, cela nécessite une connaissance précise de ces mécanismes ainsi que la définition d’objectifs clairs et mesurables pouvant être évalués quantitativement et qualitativement.
Il a insisté sur le fait que la recherche scientifique contribue à l’évaluation des politiques publiques et à l’analyse de leurs effets, mais qu’elle a besoin de données fiables et régulières. En l’absence d’une évaluation scientifique au sein des universités et sans la mise à disposition des données nécessaires, il devient difficile de produire des études objectives susceptibles d’aider les décideurs ou d’améliorer la qualité des politiques publiques.
Écrit par: Meher Kacem