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Express Radio Le programme encours
today24/07/2025
L’analyste financier, Moez Hadidane a estimé que, selon l’inflation et en comparaison avec d’autres pays, le revenu annuel individuel, qui était de 4 mille dollars 15 ans en arrière, devrait se situer à pas moins de 8 mille dollars en 2025.
Il a précisé, au micro de Midi Express, ce jeudi 24 juillet 2025, qu’il s’agit finalement d’une hausse de 10% annuellement, affirmant que le revenu annuel individuel a été multiplié par quatre en 15 ans en Ethiopie.
Augmentation du SMIG
Concernant l’augmentation du SMIG, Hadidane a indiqué que, de manière absolue, sans mesures d’accompagnement et sans incitation des entreprises à investir, cette hausse n’est pas possible, car elle concerne essentiellement le secteur privé, avec plusieurs points qui y sont liés.
Par ailleurs, il a souligné que le projet de loi de finances ne peut pas tout inclure, mais peut se concentrer sur un certain nombre de points, à commencer par la santé, l’éducation et le transport, domaines pour lesquels il faut mobiliser les moyens nécessaires.
Il a précisé que l’investissement public représente 3,1 % du PIB, dont 2 % pourraient être utilisés pour le transport, la santé et l’éducation, indiquant que plusieurs hôpitaux sont dans un état critique.
« Pourquoi ne pas créer des cliniques publiques en partenariat public-privé (PPP), générant des revenus et regroupant des compétences médicales à des tarifs réalistes ? », s’est-il-demandé.
Et d’ajouter qu’il pourrait y avoir des cliniques publiques destinées à la classe moyenne, à caractère lucratif, via un partenariat public-privé.
Il a insisté sur le fait que la Tunisie a besoin d’investissement pour relancer la machine économique, en soulignant qu’un avantage fiscal pourrait constituer une incitation à investir davantage et à promouvoir le développement régional.
Il a également abordé la question du déficit énergétique et des subventions, affirmant la nécessité d’investir dans l’énergie à travers des incitations, tout en mettant en lumière le problème de financement bancaire dans ces secteurs. Il a ainsi souligné que l’État devrait mettre en place des incitations et des encouragements pour les banques finançant les projets verts, afin de faciliter l’accès au financement.
Concernant la Banque postale, il a déclaré qu’il est nécessaire de fixer un plafond pour les prêts qui peuvent être accordés, avec une spécialisation dans le financement de secteurs à caractère développemental. Il a précisé que le taux d’intérêt serait le même que dans les autres banques.
Écrit par: Meher Kacem
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