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ARP : proposition de loi pour instaurer la « séance unique » dans l’enseignement

today18/08/2025

Arrière-plan

Des députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont présenté une proposition de loi de sept articles, visant à instaurer le système de la séance unique dans les établissements publics d’enseignement, en plus de rationaliser l’emploi du temps scolaire.

Cette initiative législative a pour objectif l’adoption du système de la séance unique dans les écoles publiques, de manière à garantir un équilibre temporel pour les élèves, réduire la fatigue scolaire, et contribuer à améliorer la qualité de l’enseignement ainsi que les conditions pédagogiques.

Le projet, qui a été transmis à la Commission de l’éducation et de la formation professionnelle de l’Assemblée, propose d’organiser la journée scolaire en une seule période continue — soit le matin, soit l’après-midi — d’une durée maximale de cinq heures sans interruption, avec la possibilité d’intégrer des activités parallèles facultatives en dehors de ce créneau.

Concernant la répartition du temps hebdomadaire, le projet prévoit que :

  • Pour l’enseignement primaire : les cours se déroulent du lundi au vendredi, à raison d’un maximum de cinq heures par jour
  • Pour les collèges et le secondaire (lycée) : le temps scolaire serait réparti sur cinq jours, avec un total hebdomadaire ne dépassant pas 30 heures.

Ce nouveau système sera appliqué, en cas d’adoption, progressivement dans les écoles primaires publiques, les collèges et les lycées, avec une priorité donnée aux zones rurales et aux régions souffrant de pénurie ou de difficultés de transport.

Selon le document d’exposé des motifs accompagnant la proposition, le projet vise à :

  • Offrir un meilleur environnement éducatif,
  • Améliorer la gestion de l’emploi du temps scolaire,
  • Alléger la charge quotidienne pesant sur les élèves,
  • Réduire le décrochage scolaire,
  • Améliorer la qualité de vie dans les établissements,
  • Optimiser la consommation d’énergie,
  • Renforcer les conditions de travail du personnel éducatif.

Ce système ouvrirait également la voie à la participation des élèves à des activités complémentaires dans les espaces scolaires ou communautaires. Les établissements seraient encouragés à organiser des activités culturelles, sportives, artistiques et numériques après les cours officiels, en partenariat avec la société civile et les municipalités — sans caractère obligatoire.

La proposition de loi stipule que l’application de ce système débutera à partir de l’année scolaire suivant sa publication au Journal officiel de la République tunisienne, et qu’il sera généralisé progressivement sur une période de trois ans, avec une évaluation annuelle de son efficacité.

Écrit par: Meher Kacem



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