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Express Radio Le programme encours
today04/11/2025
L’analyste financier Bassem Ennaifer a affirmé que l’hypothèses du projet de loi de finances 2026, faisant état d’un taux de croissance de 3,3 %, reste réalisable, notamment grâce à l’augmentation de la consommation intérieure résultant des nouveaux recrutements et de la hausse des salaires, ce qui contribuerait à stimuler la dynamique économique.
Ennaifer a expliqué, au micro d’Expresso, ce mardi 4 novembre 2025, que cette reprise de la consommation pourrait, en contrepartie, créer des pressions inflationnistes. Il a ainsi appelé à l’adoption de lois favorisant la productivité, à l’amélioration du climat des affaires et à la facilitation de l’accès des entreprises au financement, afin de renforcer la compétitivité et soutenir les exportations.
Il a ajouté que la réalisation du taux de croissance cible reste possible : « même si la Tunisie n’atteint pas les 3,3 %, elle peut s’en approcher ».
Concernant l’hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 63,6 dollars, l’invité de l’émission a estimé qu’il s’agit d’un niveau raisonnable, compte tenu des facteurs actuels sur les marchés mondiaux et de la dynamique du marché pétrolier.
S’agissant de l’éventuelle sortie de la Tunisie sur les marchés financiers internationaux, l’analyste a souligné que le contexte international est favorable, notamment en raison de la forte demande pour les obligations des pays émergents et africains. Il a cité à cet égard un rapport de Standard & Poor’s indiquant que les pays africains ont contracté des emprunts dépassant 15 milliards de dollars depuis le début de l’année.
Bassem Ennaifer a précisé que le contexte général est propice pour la Tunisie, mais que les conditions d’accès dépendront des règles du marché et non des souhaits du pays. Il a mis en avant l’importance d’une amélioration de la notation souveraine (actuellement autour de B-), qui influence directement les taux d’intérêt.
Il a ajouté que l’année 2026 pourrait être marquée par une baisse des taux d’intérêt au niveau mondial et une amélioration du rating souverain de la Tunisie, ce qui lui permettrait d’accéder aux marchés à la mi-année à un taux d’intérêt ne dépassant pas 7,7 %.
Il a affirmé que les conditions sont réunies pour un retour de la Tunisie sur le marché financier international, à condition d’améliorer la notation souveraine afin d’obtenir des conditions de financement acceptables.
Il a enfin souligné que cette sortie constituerait un signal positif pour les investisseurs étrangers et contribuerait à renforcer les réserves du pays en devises étrangères.
Écrit par: Meher Kacem
Bassem Ennaifer marchés financiers internationaux PLF 2026