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Express Radio Le programme encours
today24/11/2025
Mohamed Safi, secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, a affirmé que la Fédération a été contrainte d’intensifier sa mobilisation face au ministère de l’Éducation, « qui ne réagit pas et ne répond pas, dans une logique de remise en cause du droit syndical et de contournement des accords », selon ses propos.
Il a souligné, au micro de Midi Express, ce lundi 24 novembre 2025, que la Fédération n’a présenté aucune nouvelle revendication, mais souhaite simplement l’application des accords déjà conclus, dénonçant « un recul » de la part du ministère concernant les promotions. Il a précisé que l’accord du 23 mai 2023 prévoyait une augmentation salariale à partir de janvier 2026, mais que le budget du ministère de l’Éducation ne fait aucune référence à cette augmentation. De plus, les réponses du ministre aux députés sont jugées « très floues et loin des attentes », selon lui.
Safi a également estimé que le ministère cherche à contourner cet accord, pourtant signé conjointement avec le ministère des Affaires sociales et la présidence du gouvernement. Il a parlé d’autres dépassements, notamment le non-reconnaissance par le ministère du partenaire social concernant l’accord sur les proviseurs et les directeurs, soulignant que la prise de décision unilatérale engendre des difficultés.
Il a ajouté : « La situation est devenue catastrophique. Certains élèves n’ont pas étudié de nombreuses matières alors que nous approchons des examens de fin du premier trimestre. Le ministère a eu recours à des solutions de fortune qui portent atteinte au principe d’égalité des chances ». Il a insisté sur le manque important d’enseignants, le nombre élevé de postes vacants et « le silence qui entoure la situation dramatique dans les établissements scolaires ».
Safi a expliqué, dans une déclaration à l’émission MIDI Express, qu’aucune réunion n’a été tenue avec le ministère de tutelle depuis le 31 janvier, ce qui constitue selon lui une atteinte au rôle des corps intermédiaires et au droit syndical. Il a affirmé que ces décisions ont été prises après avoir épuisé toutes les tentatives de dialogue.
Et de conclure : « Nous avons été contraints de prendre ces décisions, et c’est le ministère de l’Éducation qui portera la responsabilité des conséquences ».
Pour rappel, la Fédération générale de l’enseignement secondaire a annoncé sa décision de boycotter toutes les formes d’évaluation à partir du deuxième trimestre (épreuves orales, travaux pratiques, contrôles et examens) et d’organiser un sit-in devant le ministère de l’Éducation durant les vacances du premier trimestre.
Écrit par: Meher Kacem
fédération générale de l'enseignement secondaire