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Express Radio Le programme encours
today10/06/2025
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics de la France a indiqué que le gouvernement français devrait prendre des décisions historiques pour assainir les comptes de l’État. À défaut, « ce seront les institutions internationales et les créanciers privés qui décideront pour la France ».
Invitée sur RTL ce mardi 10 juin, Amélie de Montchalin a rappelé la nécessité de tailler dans les dépenses de l’État pour respecter la trajectoire de réduction de déficit que s’est fixée le gouvernement.
Elle a également affirmé que la France « s’est laissée aller » en matière de gestion budgétaire, précisant que « si l’exécutif a beaucoup protégé les Français, les entreprises et les emplois pendant des crises inédites comme le Covid, l’inflation et la guerre en Ukraine, aujourd’hui il faut que nous nous remettions en ordre, que nous rangions la maison parce que si nous ne le faisons pas, effectivement d’autres le feront pour nous ».
De Montchalin s’est également dite ouverte à une réduction du nombre de fonctionnaires pour faire des économies : « Ce n’est pas un tabou », a-t-elle assuré.
Concernant les coupes annoncées dans les niches fiscales, la ministre a exclu la suppression de l’avantage fiscal pour la garde d’enfants ou l’accompagnement des personnes âgées.
Par ailleurs, entre 15 et 20 sociétés françaises, confrontées à des problèmes d’endettement ou de liquidités, sont particulièrement scrutées par des fonds de capital-investissement, selon le Financial Times.
Les fonds anglo-saxons s’apprêtent à fondre sur des entreprises françaises en difficulté, selon le Financial Times. « À Paris, il ne se passe pas une semaine sans qu’un fonds de dette britannique ou américain ne vienne nous voir », glisse au média britannique un expert en restructuration, qui ajoute que le « rythme est vraiment soutenu depuis le début de l’année ».
Écrit par: Meher Kacem
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