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Express Radio Le programme encours
Mohamed El Kou, président de la Commission des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts (CNRED), a indiqué que le plan de développement 2026/2030 est le premier plan participatif conformément à la Constitution de la République tunisienne.
Il a précisé, au micro d’Expresso, ce lundi 30 juin 2025, que ce plan repose sur la participation ascendante, allant des conseils locaux aux conseils régionaux, puis aux conseils de district. Il est présenté sous forme de projet de plan de développement, débattu et adopté par les deux chambres parlementaires.
El Kou a expliqué que le plan repose sur de grands axes stratégiques, qui s’inspirent de la philosophie de la Constitution et des orientations générales de l’État tunisien, notamment :
Il a également souligné que la nouvelle division administrative pousse à rechercher les opportunités d’investissement et à promouvoir le développement dans toutes les régions, qu’il est impératif de bien exploiter pour définir des modèles de développement propres à chaque région.
Et d’ajouter que « le citoyen est une force de proposition et un acteur direct dans les projets de proximité, qui génèrent du développement local et favorisent l’intégration socio-économique entre les régions, dans le cadre de l’unité de l’État tunisien. »
Après une année de travail préparatoire au sein du conseil, avec des auditions, environ 160 séances de discussion entre administrations, et des visites de terrain dans plusieurs gouvernorats, certains obstacles structurels au développement ont été identifiés.
« Nous faisons face à des problèmes structurels liés aux choix de base. Il faut explorer de nouvelles options, des solutions qui émanent des citoyens et des régions », a-t-il indiqué, notant que les anciens modèles se sont enlisés pour diverses raisons.
Le nouveau modèle doit ainsi se concentrer sur les capacités propres, proposer une nouvelle vision, intégrer les territoires, et capitaliser sur leurs atouts.
Il a également évoqué l’inflation législative et l’instabilité juridique, qui entravent l’économie et l’investissement : « il faut une réforme législative majeure pour faciliter la mise en œuvre des plans économiques et des projets. »
Il a précisé qu’une base technique et scientifique sera élaborée pour discuter du plan de développement et l’adopter avec plus de transparence et de crédibilité.
Il a également annoncé que la commission organisera des ateliers de travail les 1er et 2 juillet, en présence d’un expert en économie, pour définir les grandes lignes finales, établir les priorités par région, et intégrer les statistiques du recensement général de la population et de l’habitat de 2024, dans le but d’élaborer de nouveaux défis et visions pour chaque région et pour l’ensemble du pays.
El Kou a conclu en soulignant l’importance des axes comme la numérisation et l’intelligence artificielle, qui ne sont plus un choix, mais une nécessité pour suivre le rythme mondial du progrès technologique.
Écrit par: Meher Kacem
plan de développement 2026/2030