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Express Radio Le programme encours
today15/04/2026
Karim Ahres, membre du bureau exécutif de la Confédération des entreprises citoyennes tunisiennes « CONECT », a affirmé que le phosphate constitue une richesse nationale importante, notamment dans le contexte des tensions internationales actuelles et de la hausse de ses prix à l’échelle mondiale, estimant que cela représente une véritable opportunité pour développer ce secteur stratégique.
Il a expliqué, au micro de Midi Express, ce mercredi 15 avril 2026, que la Tunisie dispose d’atouts majeurs, notamment des ressources naturelles et des compétences jeunes, ce qui permet de créer de la richesse. Il a insisté sur la nécessité de mettre en place une gouvernance efficace et de s’inspirer d’expériences internationales réussies, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’intelligence artificielle.
Il a indiqué que la Tunisie a pris du retard dans l’adaptation aux transformations liées à l’intelligence artificielle, malgré les solutions qu’elle peut offrir pour développer le secteur du phosphate et améliorer sa productivité.
Il a ajouté que le contexte international ouvre de nouvelles perspectives, notamment avec la volonté de certains pays européens de diversifier leurs sources d’approvisionnement en phosphate, loin des marchés traditionnels. Cela pourrait bénéficier à la Tunisie à travers la mise en place de partenariats stratégiques, notamment avec des pays européens, ainsi que la valorisation de ses exportations à forte valeur ajoutée.
Il a estimé que les opportunités disponibles n’ont pas été suffisamment exploitées pour attirer les investissements et créer de la richesse, appelant à organiser des initiatives sur le terrain, notamment la tenue d’une conférence dans le gouvernorat de Gafsa réunissant jeunes et experts afin de proposer des solutions concrètes pour développer le secteur, avec l’implication de toutes les parties prenantes.
Et de souligner que le retard dans l’exploitation des potentialités disponibles constitue une perte de temps et de compétences nationales, en particulier celles des ingénieurs et des jeunes, sur lesquels repose l’avenir du secteur.
Écrit par: Meher Kacem