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Express Radio Le programme encours
today21/10/2025
Le député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, a affirmé que le Parlement a reçu depuis hier les budgets et plans d’action des différents ministères, à la suite du dépôt du projet de loi de finances pour l’année 2026 (PLF 2026).
Il a indiqué, au micro d’Expresso, que le projet comporte des “solutions de fortune” sur lesquelles il est impossible de s’appuyer à long terme, estimant qu’il manque de vision et de stratégie globale pour les années à venir.
Il a précisé que la commission des finances tiendra aujourd’hui sa première séance consacrée à l’examen du projet de loi, ajoutant qu’il est probable que certains articles soient supprimés, d’autres ajoutés ou actualisés afin de les aligner sur les priorités nationales.
Par ailleurs, Ketari a annoncé que la proposition du nouveau Code des changes a été déposée au bureau d’ordre du Parlement, précisant que quarante députés ont signé ce texte d’initiative parlementaire.
Il expliqué que l’objectif du projet est d’introduire des réformes structurelles dans le système de change, afin de libérer l’initiative économique et de stimuler l’investissement local et étranger, ce qui aurait un impact positif sur les échanges de devises étrangères et sur la facilitation du commerce extérieur.
Il a précisé que le projet revoit la notion de “résidence” pour les personnes physiques et morales, afin de l’associer principalement à l’activité économique, et vise également à rendre la législation en matière de change plus compatible avec les standards du commerce international et les nouveaux types d’investissements.
Le texte cherche ainsi à s’adapter aux évolutions juridiques liées aux innovations mondiales, notamment les actifs numériques, les systèmes de paiement à distance, et les monnaies virtuelles, afin de dépasser le cadre législatif ancien et rigide qui freinait jusqu’ici l’arrivée d’investissements étrangers.
Selon Ketari, le nouveau Code des changes permettra une gestion plus souple des transactions financières des particuliers et des entreprises, notamment en autorisant les résidents à ouvrir des comptes en devises sous certaines conditions, ainsi que des comptes de paiement sur des plateformes internationales telles que PayPal ou Bitcoin, au profit notamment des travailleurs indépendants percevant des revenus en devises étrangères.
Le député a rappelé que la nécessité de réformer la législation du change ne résulte pas seulement de son ancienneté (plus de quatre décennies), mais aussi du fait que le cadre actuel repose encore sur des textes dispersés, comme le décret n°608 de 1977 et plusieurs circulaires de la Banque centrale, ce qui a entraîné des chevauchements, des répétitions et une complexité excessive.
L’unification de ces textes dans un seul code du change permettra, selon lui, de simplifier les procédures et de faciliter leur application.
Ketari a insisté sur le fait que l’objectif fondamental de cette réforme est de passer d’un système fondé sur la restriction et l’autorisation préalable à un système plus libre et plus flexible, favorisant ainsi l’initiative privée et l’amélioration du climat des affaires.
Il a souligné que le nouveau Code des changes constituerait une véritable avancée économique, en levant les obstacles législatifs et bancaires qui entravent les investisseurs et les jeunes entrepreneurs, tout en instaurant des relations financières saines susceptibles de stimuler une dynamique économique durable.
En conclusion, Maher Ketari a affirmé que cette proposition a de fortes chances d’être adoptée, estimant que la réforme du code du change est encore plus importante que le projet de loi de finances 2026.
Écrit par: Meher Kacem
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